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N h v4 64

PATROLOGIA ORIENTALIS

TOMUS SECUNDUS

R. GRAFFIN F. NAU

PATROLOGIA ORIENTÄLIS

TOME DEUXIEME . = M.-A. KUGENER. VIE DE SEVERE, PAR ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. ID RF REVILLOUT. LES EVANGILES DES DOUZE APOTRES ET DE SAINT BARTHELEMY. MI MA KUGENER. VIE DE SÜEVERE, PAR JEAN, SUPERIEUR DU MONASTERE DE BEITH APHTHONIA. BZ DREEHAYE S. J. LES VERSIONS GRECQUES DES ACTES DES MARTYRS PERSANS SOUS Saror 11. V. FRANCISCO MARIA ESTEVES PEREIRA. LE LivrE DE Jo®.

LIBRAIRIE DE PARIS FIRMIN-DIDOT ET C'=, IMPRIMEURS-EDITEURS

56, RUE JACOB, PARIS 1907

EN SS AL EE, IND ON

An N.

VIE DE SEVERE

RL 25 SEVERE Ze RIARCHE D’ANTIOCHE

512-518

TEXTES SYRIAQUES PUBLIES, TRADUITS ET ANNOTES

PAR M.-A. KUGENER DOCTEUR EN PHILOSOPHIE ET LETTRES

PREMIERE PARTIE

VIE DE SEVERE

Par ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE

PERMIS D’IMPRIMER.

Paris, le 29 mai 4903.

. 4 G. LEFEBVRE,

Vie. gen.

Tous droils reserve&s-

AVERTISSEMENT

L’ouvrage que nous publions sous le titre : Textes syriaques rela- tifs a la vie de Severe, patriarche d’ Äntioche, paraitra en trois fas- cicules.

Le premier que nous presentons aujourd’'hui au publie comprend le texte syriaque et la traduction francaise de la Vie de Severe par Zacharie le Scholastique ; le second contiendra le texte et la traducetion : de la Vie de Severe par Jean, higoumene du couvent de Beth-Aph- thonia; des diverses notices que les &crivains syriens nous ont lais- sdes sur ce c#lebre patriarche; le troisieme donnera l'introduction, le commentaire, index nominum et un index syriacıtatıs.

Les Vies composees par Zacharie et par l’higoumene Jean ont - te Eerites primitivement en grec, mais le texte grec en est perdu. La litterature syriaque nous en a heureusement conserv&e une excellente version, qui nous est parvenue, pour la premiere de ces Vies, dans le ms. Sachau 321', et pour la seconde* dans le m&me ms. Sachau 321 ainsi que dans l’add. 17.203 du British Museum°. Toutefois, dans ce dernier manuserit, le texte est tres mutile par suite de la disparition de plusieurs feuillets.

La Vie composde par Zacharie a et6 publiee par M. Spanuth en 1893°, et traduite par M. Nau, en 1899-1900, dans la Revue de U O- rient chretien®. L’edition de M. Spanuth, qui est actuellement epuisee®, a &te faite avec beaucoup de soin. Il nous a cependant te possible d’y apporter quelques ameliorations, en supprimant parfois quelques

' Fol. 109 r°-135 r°.

2 Fol. 135 re-147 v°.

3 Ce ms. n’a que seize leuillets et ne renferme pas d’autre texte que la Vie de Severe par l’higoumene Jean.

i Zacharias Rhetor, Das Leben des Severus von Antiochien in syrischer Ueberset- sung, Goettingue, 1893, in-4°, 31 pages (Wissenschaftliche Beilage zum Programm des Königlichen Gymnasiums zu Kiel).

5 Tome IV, p. 343-353, p. 544-571; tome V, p. 74-98.

° Nous reproduisons en marge, en caracteres gras, la pagination de l’edition de

M. Spanuth.

AVERTISSEMENT.

fautes d’impression', en retablissant ailleurs la lecon du manuscrit, enfin, en faisant certaines corrections qui nous ont paru necessaires. Le texte de cette Vie est loin d’&tre toujours facile A comprendre. Nous nous sommes eflfore# d’en reconstituer par endroits l’original grec, et nous sommes ainsi parvenu ä penetrer le sens de maint pas- sage obscur. Ge n’est pas que toutes les diffieultes du texte soient rösolues, mais nous croyons avoir reussi A diminuer, dans une assez large mesure, le nombre de celles qui restent A resoudre. Nous avons mis entre parenthöeses dans notre traduction les mots grees que le tra- ducteur syrien a employes et qu'il a empruntes, sinon toujours, du moins presque toujours, au texte de Zacharie?; et nous avons place au bas de la page, pour certains mots et certaines locutions, l'original grec que le tradueteur semble avoir eu sous les yeux. Pour plus de clarte, nous avons supplöe souvent des noms propres; les noms propres sup- ple&s sont imprimes en caracteres ordinaires, les autres en caracteres italiques.

La Vie composde par V’higoumene Jean est restee inedite jusqu’ä ce jour; elle a seulement ete resumee par M. Nau A la suite de sa tra- duction de la Vie de Sövere par Zacharie®. Quant aux notices sur S6- vere, plusieurs d’entre elles seront publices pour la premiere fois.

L’Introduction et le Commentaire seront etendus : dans I’ Introduc- tion, nous etudierons toutes les questions litteraires qui se rattachent aux documents publies; dans le Commentaire, nous fournirons tous les renseignements historiques de nature A illustrer ces documents et ä

faire apprecier leur valeur par les historiens.

M.-A. KUGENER.

' Signalons, par exemple, a titre de curiosite, la faute jo, au lieu de p, (p. 1, 1. 4 de l’edition de M. Spanuth = p. 7,1. 6 de la nötre), qui a passe dans le dietionnaire de Brockelmann (p. 304” et p. 424).

? Les mots grecs qui reviennent souvent dans le texte syriaque et dont la notation ne presente guere d’interet, tels que : a1Adsayaz, pilogopiz, vonos, Ypxuuarıxag, elc., n’ont ei signales que dans les premieres pages.

> Repue de l Orient chretien, t. V, p. 293-302. La traduetion de M. Nau de la Vie de Severe par Zacharie et son resume de la Vie de Severe par l’higoumene Jean, ont aussi paru a part chez E. Leroux, Paris, 1900.

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VIE DE SEVERE

ZACHARIE LE SCHOLASTI@QUE

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1. Ple>y: corr. S (Spanuth).

Voici ensuite la biographie de saint Mar Sepere, patriarche (Targızayns) d’Antioche,

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ui a ele eerite par Zacharie le Scholastique (syodastızss), lequel Eetudia avee Severe I yA I

grammaire et la rhötorique] A Alewandrie et le droit (vouo) a Beryte.

D’oü nous viens-tu aujourd hui, ö amı et camarade >

Du Portique (sr0%) royal,* mon cher‘. Je suis venu aupres de toi pour etre renseigne sur les questions que je veux te poser. Mon esprit vient en ellet d’etre bouleverse par un libelle, qui semble avoir pour auteur un chretien (Xersrixvde), mais qui, en realite, vise plutöt (12%ov) & bafouer le christia-

nisme’°.

Et comınent cela? dis-moi°. Et de quelle maniere en es-tu arrıve A lire ce libelle ?

1. & Bauuscte. 2. 1% twy Norstiavav. 3. Kat ng toüro, eine. 1. Evruyyaveıv. p \%

* fol. 109 2ah8

* fol. 109 ı° b.

* fol. 109 ve

* fol. 109 yo

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s ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [8]

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y> >55 Lk :san ol » N] Joan > Lot el kusas ‚lo joy Dar 80 zu heile „Loo.] Sorr 88 Jolie Kia o od NA as u Sp :Lu dm. ga | Jel3 amsıso $Jasımla, :Au| on Lu 09ril>y .per2 ‚ac Jusär Lad :yıäs Jauiz Don hat a2 02 20 ul Ko JaD]J woäno role JLo5jAu na, or Narr; aan ss sn Jyoı ).n "a5,

1. Supplevi &. 2. wR.

J'examinais les livres des libraires &tablis dans le Portique (sr0%) royal tu connais en eflet ma passion pour les livres lorsque l’un de ceux qui sont assis la et qui vendent des livres, me donna le libelle en question pour le lire. Dans ce libelle, on diffame, on ealomnie, on outrage, on bafoue un philo- sophe (9:%650905). Tu l’as connu au debut de sa carriere; il s’est distingue de- puis dans l’öpiscopat' et s’est fait remarquer jusqu’ä ce jour par sa conduite et sa science des divines Ecritures®. J’entends parler de Severe, dont la repu- tation est grande aupres de ceux qui savent apprecier le bien® sans aucun parti pris'. Et voilä pourquoi j’ai le cur eruellement afflige.

Mais, mon ami, si tu as une si bonne opinion de Severe, pourquoi te pre- oceuper de son diffamateur et de son calomniateur, quel qu'il soit Il semble, en effet, d’apres ce que tu dis, quiil n'est chretien (Xarorıxvog)” que pour la forme (syäpa) et par hypoerisie, qu'en realite il se donne plutöt (u@%ov) pour täche de glorifier les paiens, et n’aspire qu’ä les combler de louanges, outra- geant de la sorte des personnes qui sont estimees pour leur vertu et ä qui ıl a et6 donne de servir Dieu depuis tant d’anndes dejäa par cette belle philoso- phie (giosogtz) qu'elles nous ont fait voir.

1. &pyıepeia. 2. ol eÜoebeis ar Admbeis Aöyor. 3. ta zodd. A. Cl. Evagrius (edition Bıpez et Pan- MENTIER), P. 25, I. 17-18 : zwy gun npoonabete 4 Avrınaleia xpıvovrwv. 5. Les mots « chretien, philo-

sophe, philosophie » sont toujours representes dans le texte syriaque par les mots grees « Xpioriuvsg, grhöcozos, giooozi« ». Nous nous dispenserons dorenavant de les indiquer.

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[9] VIE DE SEVERE. _ 9

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1. lo corr. S. 2. Glose marginale : Joasisy Das, |Loyj.sen Io il hana..

.,

(Ce n’est pas parce que le doute m’a envahi, ou que ] ajoute foi A des recits dietes par la mechancete, que je suis venu aupres de toi. Non, mais mon caur, comme je l’ai dit, est afflige. J’ai peur que des lecteurs ä l’es- prit simple ne se fassent par hasard une opinion desavantageuse de ce' pa- triarche?. Aussi, si tu as le souci de la verit& et tu l’as, raconte-moi la vie de Ssvere depuis sa jeunesse, pour la gloire de Dieu tout-puissant et de notre Sauveur Jesus-Christ’, en qui reposent ceux qui se sont vous au sacerdoce et ä la philosophie, jentends la vraie philosophie. Tu m'appren- dras de quelle ville il est, de quel peuple, de quelle famille, si toutefois tu connais ces details‘. Tu me diras surtout quelle a ete sa conduite, et ce qu’ont &te, depuis sa jeunesse, ses opinions au sujet de Dieu. Gar le diffama- teur l’a inerimine non seulement ä propos de sa vie et de sa eonduite, mais encore parce que, au debut de sa carriere, il aurait adore les d&mons malfai- sants et les idoles. Il a dit en eflet : « On l’a aussi surpris offrant des sacri- fices paiens, en Phenicie, a V’&poque il etudiait les belles-lettres’ et les loıs (vou.o:) 20)

Mais, si quelqu’un diffame la vie d’autrui, en recueillant des propos fu-

1. toroürog. 2. üpyıepzug. 3. 'O ueyaz Bes zal swrnp np@v Insovs Nprarös. 4. Proprement : 7& raÜ

&vöpös. 5. ai Zeufepror drarpısai. 6. Le mot « loi » est Loujours represent6 dans le texte syriaque par le mot grec vöuo;.

* fol. 109 v°b.

* fol. 109 vo

b.

10 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [10]

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1. hew; corr. 8.

tiles et mensongers, nous ne devons pas nous en pr&occuper, ä moins que ce qu’on dit ne renferme une part de verite. Car les mauvais demons et leurs amıs calomnient facilement ' la eonduite' de ceux qui ont vecu dans la vertu. Il ne faut pas nous etonner si les serviteurs du Christ, Dieu de l’univers, sont traites de Satans par Satan, puisque°, quand la cause efliciente et ereatrice de toute chose fut venue parmi nous, il poussa les Juifs A blasph&mer et ä dire : @’est par Beelzebub, prince des demons, qu'il chasse le demon’. Gependant, puisque tu m’as dit que tu crains que ce libelle nuise a quelques esprits simples, je vais, par respect pour la verite et par amour pour toi, raconter la vie de Severe' avec lequel j’ai ete, des sa premiere jeunesse’, A Alewan- drie et en Phenicie, entendant les m&mes maitres que lui, et partageant les m&mes occupations". Ceux qui etudiaient avee nous et qui sont encore en vie leur nombre est assez considörable pourront attester la veracite de mon recit.

L'illustre Severe est Pisidien d’origine, sa ville natale est Sozopolis. C'est en eflet cette ville qui lui echut comme sejour apres la premiere, dont nous

1.7& zwy etc. 2. önou. 3. Matth., xı1, 24. 4. 7% adrod. 5. Ex npwing (vers) Marias. 6. Srarpıbat.

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[11] VIE DE SEVERE. 11

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1. nLas,. 2, Slasso 5. 3, ax.

avons tous &t6 bannis A la suite de la transgression ' d’Adam, et que le divin Apötre nous invite a rechercher de nouveau. Car nous n’avons point iei, dit-ıl, de ville permanente, mais nous cherchons celle ou nous devons habiter un jour”, celle dont Dieu est l’architeete et le fondateur*. Il fut eleve par des parents distingu6s‘, comme l’ont dit ceux qui les connaissaient. Ils descendaient de ce Severe, qui fut eveque’ de ‘la ville de Sozopolis a l’epoque ou le premier concile (suvodo;) d’Ephese fut r&euni contre l’impie Nestorios. Apres la mort de son pere, qui faisait partie du senat (Bo»Aa) de la ville, sa m&re devenue veuve l’envoya® avec ses deux freres, qui talent plus äges que lui, a Alewandrie, pour etudier la grammaire (ypapuzrıza) et la rhetorique (Önropıza), tant grec- ques que latines (fou.xiog)..

La coutume &tant stablie dans son pays, comme on le rapporte, de ne pas s’approcher du saint bapteme, a moins de necessit& (&vZyzn) urgente, avant läge mür, il se fit que Severe et ses freres n’staient encore que cat&chumenes’, quand ils vinrent a Alewandrie, pour la cause indiquee. A cette &poque, mol aussi je sejournais* dans cette ville pour le m&me motif. Les trois freres se

1. rapaßasıs. 2. Hebr., xıı, 14. 3. Hebr., x1, 10. 4. #ELödoyoı 5. apyıezeic. 6. Si l’on garde le texte du ms., on obtient comme sens : « Apres la mort de son pere, comme il faisait partie du se- nat avec sa mere devenue veuve, il fut envoy6, ete. » 7. Litteralement : « auditeurs » (&rpowpevor).

8. ÖLarpınäz Erorouumv.

* fol. 110

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Aa.

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* fol. 110

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12 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [12] |

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rendirent d’abord aupres du sophiste (soporiz) Jean, surnomme le Enpeio- yo+pos (?), ensuite aupres de Sopater, qui etait r&put& dans l’art de la rhetorique (önrogızr), comme tout le monde lui en rendait un grand temoignage. Il se trouva que je frequentais egalement les cours de ce maitre, A cette öpoque, ainsi que Menas (Mnväg), de pieuse memoire', dont l’orthodoxie?, P’humilite de vie, la grande chastet‘, ’amour de son semblable ® et la commis6ration envers les pauvres etaient universellement attestes. Il etait * en eflet de ceux qui fröquentent avec assiduite la sainte Eglise, ceux que les Alexandrins, suivant la coutume du pays, ont l’habitude d’appeler Pirsrow.r.

Au cours de nos &tudes, pendant notre s&jour' a Alexandrie, nous admi- rions la finesse d’esprit du merveilleux’ Severe, ainsi que son amour de la science. Nous 6tions etonnes de voir comment dans un court espace de temps, il avait appris a s’exprimer avee elegance, en s’appliquant avec assiduite a l’ötude des pröceptes des anciens rheteurs (SAropes)‘, et en s’eflorcant d’imiter "leur style brillant* et travaill& (?). Son esprit ne s’occupait que de cela, et nullement de ce qui seduit d’ordinaire la jeunesse. Il se consacrait tout entier A l’etude, s’eloignant dans son zele pour elle de tout spectacle blämable.

Affliges qu’une telle intelligence n’eüt pas encore regu le divin baptöme,

1. 6 ng guloypiorov mung. 2. öpßodokix. 3. pilavdpwria. di. drarpin. 5. Akiohaupaato;. 6. Les

mots « rheteur, rhötorique » sont toujours repr6sentes dans le texte syriaque par les mots grecs « fntwp, Pnntopian ». 7. ötwxwy. 8. event OU KIMoYia.

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13] VIE DE SEVERE. 13 ward fiel Wasaıy «Los oo ade :Nioha| Lou wann Kuda .,01> Jooı porlise Luso;o Io ya LAmxsas [SPORT RIO 130 .Mjlsaas ya jeaan,s| Ja} N WERTEN SZ dor yolz io „0 „wolsas ac Jlaamds0 Lusas JaS od warn Jady wollunl > ER! IAsayo .Joor ‚ara JNussly os har a2 „us wanın. da „od ea Do ."Joor una opoaa.s ‚Joa as 00 Iy) )a5j0 .„wollus|> „0 way wars 50" Da RSTITEENG er So Sara) oo wolluml> 110, Sam Jia] :Jooı nolAiso aD 5 0 Jo Amauıaz 001 zu du Ja 001 Klo Jar Joor oo] u, 0) :uas Juaam so ul oh Jr )asaıs Jän guoll; 001 „iear Jaro „| - Jsaanmisls ho 1 zaror :]lması » Joh DA Suscı <> dc waDası. Kılmsas; INa.o Ins Da wogaın 09 Jon oo - Jon Ana; fa, > vol :soohu| LDL Joa IR se rs pn

1. \520ls0. 2. wauaN; corr. hie et infra S- 3. |Layl; corr. S: 4. hass; corr. S-

nous conseillämes A Sövere d’opposer aux discours du sophiste (sopLarts) Libanios, qu'il admirait a l’egal des anciens rheteurs, ceux de Basile et de Gregoire, ces illustres ev&ques (Erisxoro), et de les comparer ensemble. Nous lui donnions ce conseil, afın qu’il parvint, par la voie de la rhetorique qui lui &tait chere, A la doctrine' et ä la philosophie de ceux-ci. Lorsque Se- vere eut appris & connaitre ® ces &erits*, il fut entierement conquis par eux.

On lVentendit aussitöt faire l’eloge des lettres adressees par basile a Liba-

nios et de celles que Libanios &erivit en reponse, dans lesquelles il avouait

avoir et vaincu par Basile et accordait la vietoire aux lettres de celui-ci. Il * fol. 110 vora,

10 resulta de la que Severe se plongea a partir de ce moment dans la lecture des ouvrages de l’illustre Basile et les meditations, et que Menas, mon

ami, qui faisait l’admiration de tout le monde par sa ferveur, declara dans une prophetie que l’evenement a confirmee * (Menas aimait, en eflet, ä faire le bien)’ : « Celui-lä (Severe) brillera parmi les eveques (triszoro.) comme

15 saint Jean, A qui fut confie le gouvernail de la sainte Kglise de Constanti- nople ». Dieu, qui seul connait l’avenir, revelait done ces choses sur Severe, quand il etait encore jeune homme, en se servant ici encore de l’interme- diaire d'une äme pieuse'.

1. öö&ae. 2. Mot a mot : « eut goüte » (ds Eyevcaro). 3. rorodroı Aöyor. . bs m Amöbanız Edzıke. 5. ma nad. €. dia pilößeov buyHv.

* fol. 110 ve.

* fol. 110 vob.

14 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [14]

wa, NA go ul; EN EN As al cas <> soo] Kun Jain u} and. ‚a>as;o0o < fol, aasl| ou Jo; Lwaräı —_ ya 00 es kiape os al pol DoS Jisr Lian ol ud» war " :Jooı wood] "worum 0,8] N g ward;s [so rue] Jerzy Hansi & Sl DI JIDL OD Jos AL] Pal ifjor bass ar, Masse |NaäNso us so JAUras ..Lais Jade „ooon BI. JoN; Jar odrzhl jaol wanaulk] dpa] or or" „oo "unide

Jar) 09 had yax -.adul Jose; 0005. Liymasls IS, Mann I zul] wamaas Id Das; "Lmäses „> :]Ausso Jloyne 5A har 5 sollly os Kkadols SE +20 ‚Lipumadj) ro Jun So er 129, :Ja Mus la, 2o Jocı soo] aan, Lars |jao oa, oD ;äa ..Joor ad55 ads Aus 0] "LAmusam; NO u Wo Jod; Ipos 0 un yel Is "Lasıa,y Jlausools Joor „oroh.! Ku) 0053 oda >35 «>» ‚ans Srra aan, Ins

1. van ammasy059|. 2. us; comr, S. 3. mau. 1. well; corr. S: 5. WaasIam ; corr. S.

6. Glose marginale : 9 >aamy |Lawoll : |jo Inınay,

Peu apres se produisirent les evenements relatifs A Paralios (Ilxgxrros) et ä Horapollon le grammairien (ygaxwuzrızög), desquels il ressort que celui qui a “t& ealomnie eontrairement aux lois divines, est innocent des calomnies de son infäme insulteur. Voici quelle a &te l’origine de ces evenements.

Paralios &tait d’Aphrodisias, qui est la metropole de la Carie. Il avait trois freres, dont deux 6taient adonnes A l’idolätrie, et se coneiliaient les dömons pervers par des invocations, des sacrifices, des incantations et par les artifices des magiciens," et le troisiceme, Athanase, cet homme de Dieu, avait embrass& la vie monastique ä Alerandrie, dans (le couvent) appel& "Evzrov, en meme temps que Yillustre Etienne. Apres ses premieres etudes, pendant lesquelles il avait &tudie le jus eivile' en Phenicie, Athanase s’ctait rendu & Alexandrie pour une certaine affaire. La il rencontra Etienne, dont je viens de parler, qui depuis son enlance stait anim6 d’une ardente piete, et qui exergait alors les fonetions de sophiste (sogıorzg), c’est-A-dire de professeur, et il jugea bon de rejeter avec lui les vaines esperances’ du barreau (dizavz7). Comme sur un signe de Dieu, chacun d’eux regut le joug de la vraie phi-

1. Mot A mot : « les lois de la ro)ıreia (ce mot est dans le texte) » = rolırızol vöno: ou plutöt 76 rolı-

TIRövy vonımov. 2. HEvai Eimiöcg.

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15

[15] VIE DE SEVERE. 15

oaaıs Jooı Du Jay Jar OD 0001 gran sasalıs; BOSCH) Is; Say JE Musas Jooı raxo I -.olo will bil worin] Dar Man dis Suscı No )Lassoriamo ge STERE )aısol ads [a5 ipmas) waruns)l] as Su JM Jo], us SA." a <> ya SS alausoo|y a aaa Dasjo0 Ja Nuscı I „only oöı Joan ou] or La .Joo I; Mokuuas Jose ‚Jo so las; ai. „N . was 501 (ajor > .Jocı „ol, Jlas-io Jasy Labo ‚aD. s ID or 22 ‚wo Jooı Nas 25 yax Jjahay Zu, husfs .ols..s Jooı 1 > Ju hop waums)l] oa; Jo yuyg}) say! Luns „> waraı)L]o Lilshiw! Los” Lyon Jos Ir ad oasS Suaoı zul or Nlarıs.. JJäso JNuaıs IS |Nasät ho no u 35 > logo! 50 Lau um 2 a Joa vondu] „Lo Luoiz Jun AS Nlaan’ Nu oh Jlo;8 A200 [abi Su Aso

1. Iei el plus bas l’orthographe de ce nom propre est @sa9050m. 2. IyS0l; corr. S. —3. Glose marginale : |j0 >> |Losiso won |Nus;2d0s |Loyze.

losophie de la main du grand Salomon, & cette &poque le superieur de ceux qui eultivaient la philosophie dans le couvent en question. C’etait un homme a l’esprit sain, qui se distinguait par les vertus de la vie monastique. Paralios, apres avoir ete eleve en paien dans son pays par ses deux autres freres, partit pour Alexandrie dans le desir d’apprendre la grammaire yorpuarıza)‘ : ses freres Jui avaient fortement recommande avant son depart de ne jamais adresser une seule parole a Athanase, dont il a te fait mention. Il vint done aupres du grammairien (ypxuwarız35) Horapollon. CGelui-ci connais- sait d'une facon remarquable son art * et son enseignement £tait digne d’e- loge; mais il etait de religion paienne, et plein d’adıniration pour les d&mons et la magie. Dans le commerce d’Horapollon, le paganisme de Paralios s'accentua davantage : il s'attachait *, en effet, a offrir avec son maitre des sa- erifices aux idoles. A la longue, Paralios, vaincu par la nature, brüla du desir de voir enlin® son frere Athanase. Il se rendit done au monastere de Salomon, et fut captive par le saint‘ couple que formaient Etienne et Alhanase. Ceux- ei eurent facilement raison, avee l’aide de l’esprit de Dieu, des nombreuses objeetions et questions paiennes qu'ils s’entendaient faire par Paralios.

1. Les mots « grammairien, grammaire » sont toujours representes dans le texte syriaque par les mMOts grecs « yeaumarızas, Ypaumarızn d. 2. mpossysıy volv. 3. ypovw. 4. lepös.

2401: Tzun,

111

fol

* fol. 111

* fol. 111

16 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. 16) NA Jail lad; Im; Juan un® ig JlaısNasi> „0 » Jooı ID (wo woaNs kon: aa Jo 30 0 an? Jya » ‚Joa Jose I>5 09 LDL> Jon Ada; Ss JudLss . ootladı yo adS funds Dasad; Lars; Um sän |Kassı Duseı 5 Laotoo .Lais, JaI; Jjaa In Dscäao . as Jlopana Jo Ds do ar J 2a JasdDjo ass häylıs waso oo lol od wasawo .Jikay od „> ‚od JNue] Jasıo „Aa | m. ,asolo wa a nano ee ‚adDasjooı Nun; od; „Dass do el ha-säs ., onlad; Lean; I5,20 Dojo [0 Asa, Ssascı » «Pose öl oe ga :Joou Iyil Jo mon ul una] ..Jooı asaaıo „Dot yln Juris wauD,9 ö01 JE» ‚„>NaSo LyotaxD jJası Kr! amwoll! ‚Jeoas Jo Juin . Ja, ass a gQax0 Jo apisoy u —» bipmaN\ 00 waaDam|

1. Lire ici el plus loin wmusasn.so|.

Etienne etait en eflet trös savant et bien' au courant A la fois des doctrines divines et de la science enceyelopedique *. Apres avoir lu * de nombreux traites des docteurs de l’Eglise, qui combattent les paiens, il avait recu de Dieu la gräce de triompher entierement | de ceux-ci, en diseutant avec eux; et son zele pour la religion le rendait semblable au grand Elie. Il refuta done les objec- tions sophistiques (soptorızot) que les paiens font aux chretiens, puis il retorqua contre Paralios les turpitudes des paiens, les mysteres infimes’ de leurs dieux, les oracles mensongers du polytheisme ', les reponses obscures et embarras- s6es de ces dieux, leur ignorance de l’avenir, ainsi que d’autres tromperies de ces * memes dömons. Il persuada ä Paralios de soumettre des doutes de ce genre A Horapollon’, Heraiskos, Asklepiodotos, Ammonios, Isidore, et aux autres philosophes qui &taient aupr&s d’eux; ensuite de peser dans une juste balance ce qui aurait öte dit des deux cöt6s. Pendant de nombreux jours, Paralios eut des conversations sur ce sujet avec les paiens, et il trouva leurs r&ponses faibles et sans fondement.

Il se produisit ensuite un fait qui est digne d’ötre rappele et mis par eerit.

Asklepiodotos d’Alexandrie, qui s’occupait d’enchantements, exergait la

1. ikavds. 2. Eyalmdıos mardele. 3. Evruyyavsıy. I. mavswg. 5. TEIETAL; peut-£lre faut-il traduire simplement : « les actions infämes ». 6. roAuhsia. 7. Mot a mot : ol negi "Upanollwva, elc.

10

or

10

‚Sur ces deux personnages, cf. le commentaire. 2. 7% npwrei

f17] VIE DE SEVERE. 17 ISaS „Lars > al N aan as JASS ms :)läy JAuio Jocı 5jop>Maso [as25 oo Jocı Auly KuNDaiso JFaL> Lısj 0933 wo] oma JM) ak m SA . Jo JA worum) Jası JNxs5o :Jooı ‚Jos v is: Jblo :JIN] war yas Jar Lras Jo hs) Suacı 33 EN JEAN oa | Les asmw »D N Loc JI ZEN “oa or p .Jlasiı; Lass J,äs ray a SS :oalNs | JLonaso ol .Leamdss 501 I, Da a4, Lis apa. Sao Jocı as Son yl :L>05 warmls; 05 :La/l Nm Ike > Ja nD a a8, Ho lu] yas Syby dor \] his: Is5y! on Krokaso hiaaı kanns, Jo ud! o! IN.ro :Lasba> Jooı sood | Yard Ns ar ‚wasa.ıo Holm; oo ur „kam ash 55]

*

ol! ws ».)Aoo; on Syh orsaso ou] mar Von vorasaun Dar of] > wafmelam] ..oD Josr 20 ld] yas olalı yadı ‚Lira ]l Sl omas

magie, faisait des invocations d&moniaques, et qui avait conquis par la l’ad- miration des paiens pour sa philosophie, avait determine son homonyme (= Asklepiodotos)', qui en ce temps-lä se glorifiait des honneurs et des digni- tes dont le comblait le roiet tenait le premier rang? dans le sönat (Bowrr) d’Aphro- disias, A lui donner sa fille en mariage. Il habita longtemps avec sa femme en Carie, et desira avoir des enfants. Mais son desir ne s’accomplit pas, Dieu lui infligeant comme chätiment, parce qu’il s’oceupait des pratiques mau- vaises de la magie, la privation d’enfants et la sterilite de sa femme. Comme son beau-pere etait afllige que sa fille n’eut pas d’enfants, notre philosophe ima- gina un oracle (ou plutöt il fut trompe par le demon figure par Isis), d’apres lequel la deesse lui promettait des enfants ’, s’il allait avec sa femme dans le temple que cette deesse avait jadis A Menouthis (Mevoudıs), village eloigne d’Alexandrie de quatorze milles, et voisin de la [localite] appelee Canope (Kavw605). Il persuada donc ä son beau-pere de lui permettre d’emmener sa femme et d’aller avec elle en ce lieu. Apres lui avoir promis de revenir aupres de lui avec sa femme et l’enfant quelle aurait eu, Asklepiodotos partit pour Alexandrie, ayant trompe son homonyme (= Asklepiodotos).

la fille d’Asklepiodotos d’Aphrodisias.

1. G.-a-d. : Asklepiodotos d’Alexandrie demande en maria; &. 3. GMEpUR Talöwv.

PATR, OR. T. II.

# fol. 144 va "4 I

* fol. 111 va

2501. 44 bh.

* fol. 111 veb.

18 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. 118] „Lo J :]5kaD SD Lin asjo :Jooı lashbas Yoro husy „20

Padua Jr er Hm 15 ‚LAND alas; Sn solo Ja ya ‚ill; aa] aan . alt, as Sol; NCYT ee war - la Kae waum|s Juaoo «yon Jay road; Los wyj -Jooı Jolie anmla, Jıka oo. Nur wars] » Jo» nA» by) ha ‚Joow Nu] Jar As y>o Lian or od Joan; Kar] ihr yolz Mans D Loamdus soı Jyat 50 :oloNa wu]; iron aD Auf LofaN sole] ID yarı :bo of „DB J;s0a5 dor IL Nas Jlras Lusoo —y So .olu] Dolly Jo yo his) ol pasıo Ars am] Syh zandıs alu] JAN a a Jan as aD sy VDo rs am, 15 Jhpsaad AN] yas Jyus] - unsll] „> Js habe er oör.Joor IS Kasız hallo ..Srd hob Liup Jans 120 „Jpaas one] Ja JL] «.yoonas wu] AUS »s Jiras 1DCy johaso „5 ..Kuny 5A JE] Lipiaad]) Kisoo ‚oral ha Daa.> kai, Jlasıas ru: gar La] ‚kin dor ‚ode 5A

Il sejourna un certain temps a Menouthis et oflrit un nombre consid6rable de sacrifices aux d&emons. Mais cela ne lui servit de rien. La sterilit@ de sa femme persista galement la. Ayant eru voir en songe Isis couch6e aupres de lui, il s’entendit declarer par ceux qui interpr6taient lä-bas les songes et qui servaient le dömon figur6 par Isis, qu'il devait stunir ä l'idole de cette deesse, puis avoir commerce avec sa femme; qu’ainsi lui naitrait un enfant'. Notre philosophe ajouta foi ä une tromperie aussi grossiere, comme le pretre qui l’avait conseill@ depuis le commencement le reconnut ä la fin, et s’unit a la pierre qui reprösentait Isis, et, apres la pierre, il s'unit ä sa femme. Celle-ci resta sterile malgre cela. A la fin, le prötre lui conseilla d’aller, mais rien qu’avec sa femme, au village d’Astu ("Asru), d’y demeurer " un certain temps, puis de prendre pour son enfant? celui qui etait ne A la pretresse, une compatriote ä lui, peu de temps auparavant. Car les dieux et les destins, disait-ıl en extravagant, voulaient qu’il fit cela. Asklepiodotos suivit egalement ce conseil, alla avee sa femme, sans que personne les accompagnät, aupres de la mere de cet enfant. Il lui donna une certaine somme d’argent et prit son enfant. Puis il revint A Alexwandrie, en se vantant qu'une femme sterile avait enfant& apres tout ce temps. I] s'ensuivit que tous ceux qui &taient livres ala folie des paiens, se glorifierent grandement de cette fable*, comme d’une

l. rais. 2. M)aoua.

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10

or

119] VIE DE SEVERE. 19

yaması wmumjlo Spore De ul g5orndas Al 3505 [cr 25 arolı os a8 as „5 wuly war ‚Jon all;o „laubo8o ‚Jh. Loy Maas J als u] na) Jr ya was oo u] Jar am II; Jar JAusaalı „5 » Jax> JNarl aD Jod :Jooı sa orsary ‚asotDo om) 5; Miasor lopnassz yulo „LS (ms So 0 rlu]s z20] LUD. N ca Like! sa » ‚a3 Jooı sof>Nam IIDg Lau, Juno o| Ian ED, So | wajab 536] ..Lr> bon INasas Jros as; JM] as horse amua A \socs oo ‚Mus [ao aD Li spa 0; Jar Ans ?Naso |ADIsah Kassiz os Jper Hohsl fIy 5 gel iso Isyass Ira JLasolo Jil, Nam 5A] Sm Au] zuaay Jon Nsascı » ‚Jsands, ol lo Los ! wa. aa wumjo;3 Jod wa;s So Jain, Jamie Lab Ian pe Ir Dar waed 90] ..LDaa.ı Mamas no ad, yelıı pad soil Jo La omas paul Iso, Ir kully Au]

1. haar. 2. La premiere colonne du fol. 112 est presque entierement eflacce.

chose vraie, et louerent Isis ainsi que Menouthis, le village de la deesse, ou quelqu’un a, accomplissant ainsi une bonne action', enfoui sous le sable le temple d’Isis, au point qu’on n’en voit m&me plus la trace.

Paralios eroyant que cette histoire mensongere 6tait vraie, la fit connaitre a son frere et A ceux qui etaient avec Jui, comme une chose remarquable. Il disait que cette d&monstration par les faits possedait une plus grande force que n’importe quel argument de la raison, et il s’en glorifiait comme d’un miracle? paien et evident. Le divin Etienne ayant entendu l’histoire de cette ineptie dit a Paralios : « une femme sterile, mon cher’, a enfant6, elle a aussi du lait et il faut que les paiens s’assurent de la chose, par l’intermediaire d'une dame honorable ‘, * pure, et d’une famille connue A Alewandrie. Elle verra le lait eta- blissant ce prodige et ce miracle, et ainsi la fille d’un haut personnage de la Carie et la femme d’un philosophe n’aura pas l'air d’avoir ete outragee (?). » Ce langage parut raisonnable, et Paralios transmit la proposition (rpörasız) des moines aux philosophes paiens. Mais ceux-ci craignant qu'on ne leur repro- chät cette histoire fabuleuse, dirent A Paralios : « Tu oses (demander) l’im- possible. Tu penses (?) persuader (?) des personnes qui restent attachees d'une

1. ed rowv. 2. Bnunaroupyia., 3. & Beitiote. A. &rödoyoc.

I x

* fol. 112 BEE

* fol. 112 p

+ fol. 112 r> b.

* fol. 112 ı> b.

20 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. 120]

ha..2055Nas0 |......:2....Joor Jule oo Peek] Kl jan 0 was)... Jana) Joa. Du...) 22 0001 a. „Jar... DA aus as „wos Jar, ...ofhisas RS) a; Jook.... June]. zBolAos Dos N Bw) „laula> BOT NT| » Jr ga gl kl Brenn soll]

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1. 500. 2. nDHr.

[acon inebranlable a la verite, et qui ne songent pas A des choses de ce

genre. Mais comme il semblait..... envoy@ .

de sorte qu’(il resulta) pour Paralios qu'il s’eloigna des doctrines... des paiens.

Il se produisit encore cet autre fait que voici : &tant a Menouthis, Paralios vit Isis, c’est-A-dire le dömon qui represente cette deesse, qui lui disait en songe : « Prends garde A un tel, c'est un magicien ». Or, il se fit que celui dont il etait question, etait &galement venu pour apprendre la grammaire, qu’il etudiait chez le (m&me) maitre..... et que le d&mon lui revela (la möme chose) au sujet de Paralios, lorsqu’il se rendit ä Menouthis. L’un et l’autre ayant fait connaitre cette vision A ses camarades' dans l’&cole (syorr) d’Ho- rapollon, et ayant appris " ce que son condisciple' avait raconte sur son compte, tait persuad& qu'il disait la verit& et que son eondiseiple' mentait. Aussi Paralios se souvint-il de l’enseignement du grand Etienne; il se rappela qu’ Etienne ainsi qu’Athanase lui avaient tenu de longs discours sur la perver- sit& des d&mons malfaisants, lui disant qu'ils avaient l’habitude d’exeiter les hommes les uns contre les autres, parce qu’ils se plaisent toujours aux guerres

et aux combats, et qu'ils sont les ennemis de la paix.

1. Etaipog.

or

10

[21] VIE DE SEVERE. 21 Js Da u, Joa aus . Jid su Lama vo or IS,

Au 0014 Dos " Jooı | .JAussy 950 :lauadıo Ja 000 „ob Jake oo Jans Kiss „0 JE] olashss La wol ..Joor Suypo oo ol Lars ol] 501 : Korn Il; od NA 28: Joan ass Ja or 0 „SasL] aD Am0 201 yolyı k,s Jipa>, 501 ‚lo :Ha> Is Jo ...gar> JLasao hrs Dan Jla->sans; )asmass anno | » I. Dad ILS Ada was 50 La] „was ho kun „us Iasas so as ai [85 I u de „Les I woanaası er asasıu Ds Jon WAor 501 \ | he Jar Nio dus Lunso

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Paralios voulut cependant savoir ce qu'il en etait r&ellement de ces choses. Il reflöchissait en effet ä ce qui etait dans l’habitude du demon et de l’erreur, et Ace qui se pratiquait en ces lieux'. Il tenait jusque-lä que son compagnon mentait. Il revint done a Menouthis. Il offrit au d&mon les sacrifices habituels et le supplia de lui faire savoir par un oracle si e'etait lui qui etait magicien ou son ennemi, et si reellement un tel oracle avait te rendu egalement A son sujet. Le demon, ne tolörant pas que l’on reprochät aux oracles en question d’ötre entaches de contradiction et de mechancete, ne daigna pas lui repondre. Paralios supplia alors le demon pendant de nombreux jours de ne pas le laisser sans röponse, parce que, disait-il, il ne chercherait pas & lui refuser, ä lui ainsi qu’aux autres dieux, la soumission et les honneurs, s'il recevait ä& ce sujet entiere satisfaction?. Le dömon persevera dans son silence * et ne lui fit pas voir l’illusion (savr«siz) habituelle de son epiphanie. Apres avoir attendu bien longtemps et oflert de nombreux sacrifices, Paralios s’irrita, et n’eut plus de doutes sur la mauvaise doctrine® des d&mons. Il loua le grand Etienne qui lui avait reellement dit la verite, et il pria, comme il lui avait conseille de le faire : « Createur de toutes choses » [ete.], en ajoutant ces paroles du grand Etienne : « Revele-moi ta verit& et ne permets plus que je sois seduit par ce de-

em

1. Passage obscur; le texte nous semble corrompu. 2. ei xuröy ni rautou minpogopnss:e (ce verbe se

trouve dans le texte syriaque). 3. xaxoBLöaora)ia. 4. ol mepi Toy uEyav Irepavov.

12 1.

* fol. 112 vb.

* fol. 112 vb.

22 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [22]

a3 har Joka oo Iag| Sao wuaasl Jo ya DD .blekdio! SAD Jloj6 lade Js Dana [aruäN ‚od per ör ‚Lokal Da, Jans lad zu ad, od asot hats Jila; Jaja Lad Jo ‚son Jar, JS; No 0 Jay vonanıın u} rei Jo „oraadıo woLuopado 1 dar yr|y Joräago „num 30 wnojyo Jul Hol warn; .-Jjlao > Jl. Do Lie] hass Sp Yro :oDä, Je Jam SuDo Su Das gl >| nV JLogsoo Ku dDäso uns5lo Jadın “oorLS kan van Jo Joor „0,30 ISIN Sao ‚sol :Jooı „o—kS my HDD BE NET)

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mon qui aime le combat', qui arme les hommes les uns contre les autres et qui les excite aux querelles, ni par les autres d&mons pervers qui lui res- semblent. » On lui avait en eflet conseille d’adresser une priere au ercateur . de toutes choses, parce qu’on voulait l’eloigner aussitöt de l’invocation des dieux des paiens et des d&emons, de Kronos, dis-je, de Zeus, d’Isis, et de noms de ce genre, et l’'habituer petit ä petit A la verite des doctrines; qu’on voulait qu’il ne reconnüt pas d’autre erdateur de toutes choses que Notre-Sei- gneur Jesus-Christ, par lequel le Pere a fait le monde, les principautes (224x4), les puissances et les dominations, comme il est &erit*. Toutes choses ont ete faites par lui, dit le Theologien °, et rien na ete fait sans lui.

Apres cette priere, Paralios retourna A Alerandrie. Il proferait de nom- breuses paroles contre les dieux des paiens et disait avee David : Tous les dieusc des nations sont des demons, mais le Seigneur est le ereateur des cieun‘. * Il se moquait d’Horapollon °, d’Asklepiodotos, d’Heraiskos, d’Ammonios et d’Isi- dore (lequel finit par etre reconnu un magieien manifeste et perturbateur) et du reste des paiens, (raillait) ce qui se passait a Menouthis, les impudicites de

1. 2önayos. 2. Ch. Eph., I, 21 : Unepavw naone Kpyns nal kouatas za Övvapsıng za Kupiörntos. 3. Jean, 1,3. L’epithete dso)öyos est donnee a saint Jean l’Evangeliste et A Gregoire de Nazianze. —ı. Ps. xcv, 5.

5. ol nept panordwva.

10

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En

[23] VIE DE SEVERE. 93

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toute espece et la lubrieit6 de la pretresse Isis, aflirmant quelle se livrait a la debauche avec quiconque le voulait, qu'elle ne differait en rien de la pros- tituee qui se donne au premier venu.

Les eleves d’Horapollon, qui etaient livres a la folie des paiens, ne purent pas supporter les sarcasmes et les reproches de Paralios. Aussi tomberent-ils sur lui dans l’ecole (syorn) m&me ou ils etudiaient. Ils avaient attendu le mo- ment ou peu de chretiens etaient presents et Horapollon s’etait eloigne. C’etait le sixieme jour de la semaine, qu’on appelle vendredi', pendant lequel tous les autres professeurs, pour ainsi dire, avaient l’'habitude d’en- seigner et d’expliquer chez eux. Paralios fut roue de coups; il en eut la tete toute meurtrie et tout son cOrpS fut en quelque sorte couvert de blessures. Apres avoir r&ussi, mais avec peine, ä &chapper en partie ä leurs mains il 6tait de constitution robuste ?, il chercha un refuge et du secours chez les chretiens, * tandis qu’une foule de paiens l’entouraient et lui donnaient des coups de pied. Or, nous &tions prösents en ce moment, ayant cours de philo- sophie. Les philosophes ainsi qu'Horapollon avaient en effet l’habitude d’en- seigner le vendredi dans l’ecole (sy»r%) habituelle. Nous nous approchämes au nombre de trois : moi, Thomas le sophiste, qui aime le Christ en toute chose

1. Explication du traducteur. 2. iyıns To owpart.

21012113

* fol..113 ro b.

“fol

24 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [24]

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(il est comme moi de Gaza) et Zenodote de Lesbos. Comme nous nous trouvions constamment dans les saintes “glises avec ceux qu’on appelle (A Alexandrie) PAsrovoı, qui sont appelös en d’autres lieux zelateurs et dans d’autres encore compagnons, et que nous leur (aux eleves paiens) paraissions ' dans une cer- taine mesure redoutables, nous nous approchämes des perturbateurs qui ötaient nombreux, et nous leur afliırmämes qu'ils n’agissaient pas bien du tout, en faisant souflrir de la sorte quelqu’un qui voulait devenir chretien. C'stait, en eflet, ce que criait Paralios. Les paiens, voulant nous tromper et nous tranquilliser par leurs tEmoignages, disaient : « Nous n’avons pas allaire A vous, mais nous nous vengeons de Paralios comme d'un ennemi. »

Nous eümes beaucoup de peine, A cause de certains perturbateurs, ä arracher Paralios A ces mains meurtrieres. Nous le conduisimes aussitöt au lieu dit "Evxrov aupres des moines. Nous leur monträmes * les meurtrissures qu'il avait recues pour la religion chretienne *, leur fimes savoir combien il avait souflert injustement ’, pour avoir bläm& l’erreur des paiens, et leur apprimes qu'il avait oflert au Christ comme de belles premices' les souffrances qu'il avait endurees pour lui. Aussitöt, le grand Salomon (le superieur d’Etienne

et d’Athanase °, les illustres) prit des moines avec lui, alla a Alexwandrie, et fit

1. En maintenant le texte du ms-, le sens est et qui leur paraissent ». 2. züogösız. 3. napa-

vous. 4. anapyın. 5. ol nepi Iteyavoy, elc.

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[25] VIE DE SEVERE. 25

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1. 909. 2. Bw. 3. Lisez wwaAsam. ;. #= 9. 5. Ici et plus bas : wahoyao1-

eonnaitre ce qui 6tait arrive A Pierre, qui 6tait A cette epoque le patriarche ! de Dieu. Pierre etait un homme tres capable ? et d’une ardente piete. Il exeita contre les paiens la plupart des notables de la ville, au nombre desquels se trouvait aussi le sophiste Aphthonios qui etait chrötien et qui avait beaucoup d’eleves. Aphthonios ordonna aux jeunes gens qui suivaient ses cours d’aller avec nous et de nous aider. Nous decidämes tous d’aller denoncer ensemble les paiens meurtriers a l’eveque (£risxoros) Pierre. Celui-ci, apres nous avoir adjoint son archidiacre (&27:d:7z0v) |diacre] et protonotaire‘, qui est appele en latin ° primicerius, nous envoya aupres d’Entrichios (Evrpsyuos?), qui, en ce temps-la, etait prefet (öragyos) d’Egypte. Entrichios etait un adepte cache des paiens, et l’assesseur " qu'il avait comme syurovos, s’adonnait ouvertement au culte des d&mons paiens. Ce dernier commenca par nous outrager, puis il fit expulser la grande masse des jeunes gens, et ordonna qu’un petit nombre seulement exposassent l’affaire. * Apres le depart des &leves d’Aphthonios, nous restämes au nombre de cing : Paralios qui, avant le bapteme, 6tait con- fesseur; l’'illustre Menas que j’ai mentionn& plus haut; Zenodotos de Myti-

1. üpyrepeüg. 2. ixavös. 3. Sauf indication contraire, le mot « Eev&que » est represente dans le texte syriaque par le mot grec Erisxono;. /ı. Je considere le mot « diacre », que j’ai mis entre crochets, comme ne formant dans le texte syriaque qu’un seul mot avec apyrörızwy. 5. « En langue latine

(Bwpatos) ». 6. Tägeöpos.

* fol. 113 a.

yo

* fol. 113 ve b.

26 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [26]

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1. Supplevi #.

lene, ville de Lesbos, Demetrios de Sulmone (?), tous les quatre d’ardents cham- pions (yowsrat) de la erainte de Dieu. A la suite de ceux-lä, moi, je venais en qualite de cinquieme. Lorsque le prefet (örapya;) eut appris la gravite de l’affaire, il ordonna que celui d’entre nous A qui cela plairait, redigeät un acte d’aceusation comme bon lui semblerait. Paralios eerivit alors, et accusa cer- taines personnes d’avoir oflert des sacrifices paiens, et d’ötre tombees sur lui comme des brigands.

Le prefet (öra2yo5) ordonna aux aceuses de venir. Lorsque des membres du elerg6 ("goz) et du corps (xypx) des Birsrowo. eurent appris l’allront fait a ceux qui avaient rivalise de zele pour le bien, qu'ils connurent les sacrifices et les pratiques paiennes qu’on avait ose accomplir', ils se souleverent subite- ment contre les notables, et attaquerent avec violence l'assesseur® du prefet (Urapyos)', en eriant : « Il ne convient pas que quelqu'un qui est de religion paienne soit un assesseur du gouvernement, et prenne part aux aflaires du gouvernement, car les lois et les edits des empereurs autocrates (abrozrzroges le defendent. » Le prefet eut de la peine A sauver son assesseur quand * on le röclama. A nous, il ordonna de rester tranquilles. Des lors le peuple se sou-

leva tout entier eontre les paiens. Ceux qui avalent &te accuses s’etalent,

1. toru.&w. 2. nararpeyw. 3. mapeögos. A. Le mot « pröfet » est toujours represente dans le texte

syriaque par le mot grec ÜUrapyos- 5 2.4

or

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[27] VIE DE SEVERE. 97

en effet, enfuis, aA commencer par Horapollon, qui fut cause que tous les paiens furent poursuivis. Le prefet, dans son amour pour eux, ne les avait pas inquietes.

A la nouvelle de ces faits, le grand Etienne nous appela a "Evarov, au couvent de Salomon. Il demanda a Paralios s’il pourrait montrer les idoles paiennes cachees a Menouthis. Paralios repondit qu'il les montrerait, qu'il livrerait l’autel et prouverait les sacrifices qu'on avait 0s& accomplir. Lä- dessus, nous decidämes de nouveau, avec le tres illustre' Salomon, d’aller faire connaitre ces choses A l’eveque Pierre. Arrives la, Paralios promit devant Pierre de montrer les idoles, l’autel et les sacrifices, et de faire connaitre le pretre de l’erreur idolätre. Le grand patriarche? de Dieu, Pierre, nous donna alors des membres du clerg& (zr#g05)* et invita par lettre ceux qui habitaient le couvent dit des Tabennesiotes (Taßevvnsıwrng) situe A Canope (Kavw6o;), de nous aider ä extirper et A renverser les dieux d&moniaques des paiens.

Apres avoir prie comme il le fallait, on partit pour Menouthis * et on arriva A une maison, qui etait alors totalement couverte d’inseriptions paiennes (hie- roglyphiques). Dans l’un de ses coins, &tait bätie une double muraille. Der- riere cette muraille, &taient cachees les idoles. Une entree 6troite en forme

1. nolumdeng. 2. Kpyızpeic. 3. Au mot « clerge » correspond toujours dans le texte syriaque le mot grec »Aägos.

* fol. 11% 1’ a-

* fol. 114

* (ol. 114 Top.

* fol. 11% la)

28 /ACHARIE LE SCHOLASTIQUE. 128]

> -.Jy20a5 Jooı Wa Po: .Jlasy JLaso.> OD Jooı en IN DISS yas us] lan Joa. Lila Ir, Jain ası Duscı <j»P ‚Joa Joa aujLND0 zu 0001 aa . Loor Jjsan ol) IJN> oo, ws JIsoas NZ „> I} 900 ‚Labaso kolä> JussseD vormpas -.|Nuna> loor Jo} .-)Nooy usoyas jaam ara . Janus o Js koroNı Luiz John ‚Ja, EINS sooh! » had Jurıo aD) auo do „Jusäso (aıs,S PSsszofag San 0 DAS rd dark AT » ‚uaadD 22 Kausco ‚oa Js “2 Jusos ».Joor word] las uam U ER | JLuaso Lunar Ds aa 50 „Ar No 5 .Jooı am Jusı> > Im Juus>o [släs „KDD aus uasto ‚Ip Mus as „Sar 0001 ll "Yaimolıa) dor Nase; IBllo „us! Mllauz ar oo Aa, PAS (000 „ul INS&30 :.)j Jjohor Johado Yarmlıag Duo Ss rs Ja]

1. 1809; corr. S. 2. bushab; corr. S. 3. „>; corr. S. A. Kamlıah; corr. S.

de fenötre y conduisait, et c'est par la que s’introduisait le pretre pour ac- complir les sacrifices. Voulant que notre recherche n’aboutit ä rien, les paiens, aides de la prötresse qui habitait cette maison ils etaient en effet au courant du soulevement qui avait eu lieu en ville, avaient bouch& l’entree avec des pierres et de la chaux. De plus, pour qu’on ne s’apergüt pas du caractere recent de la maconnerie et qu'ainsi on ne decouvrit la ruse et l’artifice, ils avaient place devant cet endroit un meuble (szeuzpwov) rempli d’encens (A:6avog) et de zorava (?)', et ils avaient suspendu au-dessus une lampe (zavÖnra) qui brü- lait alors qu’il faisait plein jour. Il en rösulta que Paralios fut d’abord un peu troubl& et embarrasse, ne sachant ce que l’entree, en forme (syfyx) de fene- tre, &tait devenue. Il d&couvrit cependant, mais non sans peine, la ruse. I fit alors le signe de la croix”, descendit la lampe (»2vÖ7%2), &carta le meuble et montra l’entree qui &tait bouch6e en ce moment avec des pierres, par une maconnerie röcente. II demanda ensuite aux Tabennesiotes qui nous accom- pagnaient pour nous aider, d’apporter une hache, puis il chargea l’un d’eux d’ouvrir ce qui avait &t& fraichement maconng, et de faire apparaitre l’aspect primitif (de l’ouverture). Le Tabennesiote entra alors. * Quand il vit la multi-

1. Le röravov est une sorte de galette que l’on oflrait dans les saerifices. On peut aussi supposer que

le mot syriaque 49a9 represente le mot grec rerovs;, mais cette lecture me parait moins salisfaisanle. 2. KaTEoppAyıoEv Enuroy rw oraupım ou Xptotov.

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129] VIE DE SEVERE. 29

auf; Liaasııy „el 2 ‚Jo zu A650 JLo Las any |». Iso, us Jor.> ad, marc; omas Aao| NJ2o.00 ‚ol Jar JSHN lol u) Sa; Johas Juiso .-Jilas Jroho bir] (god Lusoo .Jooı Waıamı u Da 0] ‚Lirigo hype länge Jjängo ISno or 92 0 alt: kanoy „Jhopo kusly or duo „Lirnor Ilm Juro Do soo ‚souhul ang had; ws | poir DD j>Nmxo „Loy au, Jo word] Joa Lass muss Dax so) loop „aM Juno >} » so ol KMly "JLascı > Joe Dar or Loar Jolie „Loy „oraaSiso „0 923 Joan od So aaı warm |z wopnansasas Jaıo „0 Jost „AS hai; Liam ‚ob usa; oo ang! 2 Lay ya Larms ugs Jam „> :ollly Kassam| Kos oooı uno or Ir oo Kaas Io INusas Han Ju Hay 0 02 20 oo; wc ‚ac Jei, 0001 "mo » „ro Jjaus „laba> >43 Da das)

1. a0} 29. 2. Main; corr. 8. 3. warasly0; corr. S. 4. 22; supplevi N. 5. >».

tude des idoles et qu'il apercut l’autel couvert de sang, il s’eeria en egyptien : « I n’y a qu’un seul Dieu' », ayant voulu dire par la qu'il fallait extirper lerreur du polytheisme°. Il nous tendit d’abord l’idole de Kronos qui etait entierement remplie de sang, ensuite toutes les autres idoles des d&mons, puis une collection variee d’idoles de toutes esp@ces, notamment des chiens, des chats, des singes, des crocodiles et des reptiles; car dans le temps les Egyptiens adoraient aussi ces animaux. Il tendit encore le dragon rebelle. Son idole &tait de bois, et il me semble que ceux qui adoraient ce serpent, ou plutöt que ce dernier en voulant &tre ador& de la sorte, rappelaient la

rebellion des premieres erdatures ’, qui se fit par le bois (arbre) ‘, sur les conseils du serpent. On disait que ces idoles avaient &t6 enlevees du temple qu’Isis avait jadis a Memphis’ par le pretre de cette epoque, quand on s’etait apercu que le paganisme avait perdu sa force, et qu'il etait aboli. Elles avaient &t& cachees, comme nous l’avons dit. On esperait, espoir vain et fu- tile, qu’on ne les d&couvrirait pas.

Nous livrAmes aux flammes°, a Menouthis meme, celles d’entre les idoles qui, ä cause de leur haute antiquite, &taient deja en grande partie deteriorees.

1. eis Beds. 2. noludeie. 3. NEWTOTIAGTOG, epithete donnee ä Adam et Eve. 4. Eov; il yaici un jeu de mots, &ö%ov signifiant & la fois « bois » et « arbre ». 5. Le texte n’est pas sür. 6. xateıy mupt.

* fol. 114 v°a.

* fol. 114

30 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [30] loc July JNoyla Mayasıe 0 .Lsolll; Nas 3 o001 Kunası JAsa> 93 Jlo Syolas; ep: gl DS Boy ul kp 'n so od TU A50 Jar. ag D Ja Irsams vor, Vor ir >| „bh „JS; Jo od Lunaso wrslle I] > oe File Jess JS Ju oo KDsaam JUL od [DO NANETENE, as; ass ud 001 ‚aD Naouo .Lusas „so Los | Na Aula alu, Sol ER Jyot ‚kasdas Jun od Sso Laraxo Soil Sin aroıl JufDas

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Les paiens qui habitaient ce village pensaient, " sous l’influence des dömons qui les possedaient, qu'il n’&tait pas possible que l’on eüt la vie sauve, si l’on in- fligeait quelque outrage aux idoles; ils croyaient que l’on perirait sur-le-champ. Nous voulümes done leur montrer par les faits que toute la puissance des dieux paiens et des d@mons etait brisce et abolie depuis la venue et l’incar- nation du Messie, le Verbe de Dieu, qui souflrit pour nous volontairement la croix, afın de detruire toute la puissance adverse; car il a dit : J’ai vu tomber Satan comme un eelair du ciel, et je vous ai donne le powoir de fouler aus pieds les serpents et les scorpions et toulte la puissance de Vennemi‘. Et ce fut pour ce motif que nous livrämes une partie des idoles aux flammes°. Quant aux autres idoles, nous fimes une description de celles qui 6taient d’airain et qui 6taient fabriqudes avec un certain art ingenieux, ainsi que de celles qui etaient en marbre *, de toutes les formes, sans oublier l’autel d’airain et le dragon de bois. Puis nous envoyämes cette description en ville, ä Pierre, le patriarche de Notre-Seigneur Jösus-Christ, en lui demandant de nous apprendre ce que nous avions A faire.

Ceux qui passaient pour &tre chrötiens A Menouthis, et ceux qui faisaient partie du clerg& de l’öglise de ce village, &taient, A l’unique exception de

\

leur pretre, tout ä fait faibles dans leur foi, ä ce point qu’ils etaient asservis

1. Luc, x, 18-19. 2. xateıy mupt. 3. Mot A mot : «en matiere (Ür) de marbre ». N. äpyrepeis.

EA AT ET

10

15

10

15

10

[3U VIE DE SEVERE. 31

o& 0001 "parase Jaordo :ya.s ‚vous Janus so „dm Jlamascıs auf ‚our ‚add Jy JADISS :\0008 Jooı Soul Jain, ‚oou>, Jo wo) r> Tee Da 3 Joa. 00 Lass; sus » ‚Jei. Li> a N su <> Js gl: wu Hl << ascı :asNol|y 5A JjoNal; DoD „2 :)Nussfa Joe Jlayyanıo no as Joe bad, sl Dh ga Jai. o00 na. Jar ul N o) am ge rd JDI> > woaD5 „207 :0001 | >: NL 2 La sl as Ks my ar 1a Dun Je In: Kauas 09 Wsuaoı » „ul Ara 0 «Joa ya aaa, aan Jlasın JosAusaso a) Lusasoo Jos Dar 953 :)loss INS > Moos. ;As = D_ „3 :kAuas a Dig hal bl WE Jaho Do Kos «.j20l ‚oo oa a Joe orhulz yo I 72.100 Lil wräne Fin; obs zo bl al HE LDD ob I Inn pas 88 I, ol wat „2 ylı Jo; INasaalı Js yalı od Wr Jon el RS Us di

Al’or* que les paiens leur donnaient pour qu'ils ne les empechassent pas d’of- frir des sacrifices aux idoles. Le soir du jour nous fimes ces choses etant arrive, comme il leur fallait garder les idoles, apres que la description en eut 6t6 faite, afıin que personne ne les volät, ils declarerent qu’ils craignaient de souflrir quelque vexation diabolique en les gardant, et estimerent que c’etait a nous A les garder. De leur cöte, les paiens habitant Menouthis pensaient et disaient que nous mourrions infailliblement pendant la nuit. Le prötre, voyant la peur des chretiens et des eleres e'etait un bon fid&le que distinguaient les vertus de la vie monastique ainsi que celles de la vieillesse, et dont les meurs dtaient simples, nous conduisit, apr&s nous avoir offert un repas, dans l’une des chambres' de l’eglise, ou &taient depos6es les idoles. Il nous dit: « Je meprise ä ce point les idoles que je les foule aux pieds et que je leur inflige tous les outrages, ne songeant nullement qu'elles sont quelque chose? ». Puis il pria pour nous et nous invita ä garder les idoles pendant toute la nuit, sans avoir peur. « Lui-meme, disait-il, devait,. comme d’habi- tude, s’occuper du service de Dieu. »

Nous passons done toute la nuit a garder les idoles. Nous chantions :

1. oixos 2. CS, I Cor., x, 19.

* fol. 11% v°b.

* fol. 11% vb.

32 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [32]

‚0rNa> woran; ar :laID rd act os ‚ol > "ol. 115 Jbäsanı Jjohoz we :as Las or Live: as] Jjla " Jasiss JöLN; wSto 800 .-« aan Jlo ‚vos AL] Jaoas :fannis: Lie] „8 Lone Joh jo Aür „Dod;

ea ee a ee ee Iyaw| Janngo Jo Jiha Landis Iron ad „in unur runde, Ss IYarssl a, hier sascı ya wol „iz sl Nam ‚ao Jooı I; Iso, 000 ‚as Küsse ausla] Jsohs dor or>, 00 Juno Jsäanss|, (a; „as ha» „A

:J}a0 80 ao » Lu san > 5, :810 has uns Ja » :)Nasaslı !Lsaın I, :hipma N; Jpax od00 : Lass Mo] Ja JroNs Jo : 0001 gas ‚adasjoyı Wasabo Jai, Sasal JL5 Ais as; Audolo : 0001 gras IDEEN mas ur wol : Dassams ||| : \abasjoor eV} YrD 8 „da SA Lab Joy 09 :wansamcı IL; Ausas

1. Jeaı2; corr. S.

Que tous ceux-la soient confus qui adorent les ouvrages de sculpture et qui se glo- * fol. 115 riftent dans leurs idoles'; puis : Les dieuwe des nations " sont des demons; mais "le Seigneur est le ereateur des cieuxe”; puis : Les idoles des nations sont de l’ar- gent et de l’or, c’est un ouvrage de la main de U’'homme. Elles ont une bouche et ne parlent pas°....., ainsi que les paroles qui suivent celles-ei et qui leur res- semblent.

Le matin, ä notre lever, nous trouvons les paiens etonnes de nous voir encore en vie. Tant le eulte de certains d&mons et l’erreur dtaient profonde- ment enracinös chez eux! Nous courümes alors de nouveau avec nos moines Tabennesiotes A la maison les ıdoles avaient &t& trouvees et ou les sacrifices avaient eu lieu, et nous la d@molimes de fond en comble. C’stait la en eflet l’ordre de l’archeveque '.

Le dimanche etait arrive, pendant lequel Notre-Seigneur Jesus-Christ res- suscita du tombeau et brisa le pouvoir de la mort. Tout le peuple d’Alewan- drie, Al’'heure de la eel&öbration de l’ollice, faisait entendre des milliers d’im- precations contre Horapollon, et il criait qu’on ne l’appelät plus Horapollon mais Psychapollon, c’est-a-dire « qui perd les ämes ». Hesychios, qui est ad- mirable par ses vertus (c'est lui qui m’apprit ces choses; il a dt“ dans le

1. Ps. xcvı, 7. 2. Ps. xcv, 5. 3. Ps. cxııı, 12-13. 4. dpyısnioronos ; Enioxono; est dans le lexle.

[33] VIE DE SEVERE. 33 pur, JaB udn :[asao ER ! Jacı :wsasaSı9, [55 Jooı “orok,] ‚Aue > waaaı DI well un Fiat ngorshly 001 Jolo yas :zunl ana Joh: " Kuısoo wabooı > har : ro 5glialy IHN; os Jah + 101. 115 aus ro 03 | a msaa mo; ra > Ja; hör us 501 :.auoNals Ja Ja, Ds haar So Joh. Saas Jsjoı 0 al US ..JAs pas asamo N.] :|Nä>, öcr „lo vordul än co || :laiiı,

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JaLs ul o„oolo JpoNo as ul] 25. JAupeD ıro un SAD abo or als ya! oO > Je BP ray gie poll a (0) Jy>oaaSo gl 42 ga year Jain Jos rs gl 1) ‚Jodo „add JNı.0, oil na Do ‚On „Lulsa> > soll! 00 Jr ala Jo uno own 55 501 jarımıy „as Jar Son » oDao N, Jaälı LusDo waltsa, ? Jar200M ..wolsag Jos, „> ‚JNu.0 faıäNo . 155050 lass OaN > Dass; ga

1. wa.m1aAmo}D.

temps le chef des BiAsrovor, maintenant il est prötre) avait excite tout le monde

au zele, avec l’aide de Menas, dont nous avons parle plus haut, qu'il nous avait

sembl& bon de laisser en ville. Le patriarche' de Dieu fit connaitre a tout le

monde dans son allocution (rg0sgovasıs) la description des idoles que nous

avions envoyde, dans laquelle etaient indiques la matiere (Wr) et le nombre

“des idoles qui avaient 6t& trouvees. Lä-dessus, le peuple s’enflamme, apporte * Bin 115 toutes les idoles des dieux des paiens, soit qu'elles se trouvent dans les bains IR (Baravsiov), ou dans les maisons, les place en tas* et y met le feu.

Nous revinmes peu de temps apres dans la ville. En m&me temps que les idoles, nous ramenions aussi leur pretre avec nous. Il nous avait en effet &t& possible, avec l’aide de Dieu, de nous emparer &egalement de lui. Vingt cha- meaux avaient &t& charges par nous d’idoles variees, quoique nous en eussions deja brüle a Menouthis, comme nous l’avons raconte. Nous les introduisimes au milieu de la ville, sur l’ordre que nous regümes du grand Pierre. Gelui- ei convoqua immediatement aupres de lui, devant le Tyyauv, le prefet d’Eyypte, chefs des corps (r%:;) de troupes, et tous ceux qui etaient revetus de quelque

charge, ainsi que le senat (BouXAn), les grands” et les propridtaires (= les

possessores) de la ville. Ouand il fut assis avec eux, ıl fit amener le prötre des J I

1. &py:zpeü;. 2. Elg mEcov nararıdevar. 3. BEYIGTÄVES. PATR., OR T, II

Zara voa.

* fol. 115 DaB

34 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [34] No > Jos „0 „Kai, Joas oo An pe „A| .. omas IS hısor IA» mas ol] Jos dor „> Jooı Na» :,09 Yan) Jaojr Jones \OO0 „udn, [ano .Lams [I Jo Jyon Der Jia launs Jar on ADD 22 (00.130 „udn Jaao|, JADS vo Jusoo " .orD „as „ol; ;Aso ui H)AD0, DaDo ya ads al 2 as Jp>0a> So; dar." 0001 ganz ai JEAN; Ijaaa Iisam Un dor DERY.T) >> .Jaro, Juü) osto :L] [WAT INS zo gr pP .Jooı „sol Jar ud Judy 091 word] kuss) öoro .Joor JsoMaso oooı nolls rg do .Jocı el Juso;o Jj20as no Hans od AsadAsl un ‚Las 8 @] Iohs; ‚ones Jin Wusoı Jul Nam .Joo hass jail ° wamwaıı, ascı -.Joor sasyıdy was Is] jsolans gl as 50: Nuaoo Js}; Jeario Jay war, ascı .Lis Jim warn ascı .aaı 54 Jo ‚Lsös| Nuoo le} wen l;l us Lo Asa; Noch LjL] Jyoi er „ol Id; 001 co har \adslo „„oohu] Iar0 as Jh Lo ws!

1. @N:; corr. S. 2. Iei et plus bas wauwaus: corr. S.

idoles et lui ordonna de se tenir debout en un certain endroit &lev6. Puis, apres qu’on eut expos& ' les idoles, il se mit & l’interroger. Il lui demanda ce que signifiait cette idolätrie qui s’exergait sur une matiere (Wr) sans äme, lui ordonna de donner le nom de tous les demons " et de dire quelle &tait la cause de la forme (syäux) de chacun d’eux. En ce moment, tout le peuple 6tait deja accouru pour voir. I] &coutait ce qui se disait, puis se moquait des actions infämes des dieux des paiens que le pretre faisait connaitre. Lorsque l’autel d’airain fut arrive ainsi que le dragon de bois, le pretre confessa les sacri- fices qu'il avait os& accomplir, et declara que le dragon de bois &tait celui qui avait trompe& Eve. Il tenait en ellet cela, disait-il, par tradition, des pre- miers pretres. Il avouait que les paiens adoraient le dragon. Gelui-ci fut done aussi livre au feu, en möme temps que les autres idoles. On pouvait alors en- tendre en quelque sorte tout le peuple erier : « Voilä Dionysos, le dieu herma- phrodite! Voilä Kronos qui haissait les enfants?! Voilä Zeus, l’adultere et l’amant des jeunes gens*! Ceci, c'est Athene, la vierge qui aimait la guerre'; ceci, Arlemis, la chasseresse et l’ennemie des dtrangers°’. Ares, ce dömon-lä,

faisait la guerre, et Apollon, c'est celui-laA qui a fait perir beaucoup de gens.

1. eis nEoov pepsıv. 2. picönarz. 3. giövsos. A, Eilonö)enos. 5. icökevor.

10

10

[35] VIE DE SEVERE. 35 “DamaLsH Hau Jesus > INT | ‚Jası)s )NsaZo us [ED SET IRET| LaSao KOMA I] Jsoro us), Soro ST Kiss Jar .zoohu | )a.053 ZEN au ip JAN my ga ol .Jjäs; Jaie er 92 0 .eäno

REIS) Ayo kl od Joa Kuls gD0io ru Jos „Dorso 2 ©0010 * fol. 115

KMöN; -,0000 ro ill; Kia yo] yore aus Jaso .. os 0001 EEINTS (aS5o Jul Js um.) ol Jo „go AD \dudssilo as) Do 0001 una » ‚oo mass [ai Sasalı wol, da yels Joan paul Kun) o9> Jaadng KAaiD: 001 :Joı Ni Isabany osı ‚000 aa any go IN. iDo ..I3 a5 wonfabo Il; Masdı LAS Ass :jodjl uuaano „5 (on auık [io asasS ul Mar, Loss Jr20a3, „asl! ».har yoly JjoNs laayo UN, Ns karsı :syorasS ol] » :bleläio! >> Aus: gar :u08ı kuscı do > "olsganaan] In: Da Ssyo :fıaly Ja> oo :)lyas us Su Aor 051

1. Glose marginale : Heo53lo “A, wo uud anjas soon : [a nd 20 omerel> oo SS, .umo&| Lw0j0 al, on an ebd le. 2. wahozaadom|y.

Aphrodite, elle, presidait ä la prostitution. I] y a aussi parmi eux quelqu'un qui avait soin du vol. Quant ä& Dionysos, il protögeait livresse. Et voiei que parmi ces idoles se trouve &galement le dragon rebelle! Dans leur nombre, il ya encore des chiens et des singes, et, en outre, des familles de chats; car ceux-ci egalement taient des dieux egyptiens. » Le peuple se moquait aussi des autres idoles. S’il y en avait parmi elles qui avaient “des pieds et des mains, il les brisait et eriait en plaisantant dans la langue du pays : « Leurs dieux n’ont pas de karoumtitin (?). Voici egalement Isis qui est venue pour se laver!‘ » Puis il accablait les paiens d’une foule de plaisanteries de ce genre, et faisait l’eloge de Zenon, de pieuse fin?, qui tenait A cette &poque le sceptre de l’empire; de Pierre, le grand patriarche’, ainsi que des notables de la ville qui siegeaient avec lui. Ensuite tout le monde se retira en louant Dieu au sujet de la destruction de l’erreur des d&mons, et du culte des idoles'. Quant au pretre de la turpitude paienne, ordre fut donn& de le garder en vue d’une enquöte plus minutieuse.

Apres ces evenements, le grand Etienne’, s’etant rappel& la fable de la femme sterile et de l’enfant suppos6, et songeant quel grand menteur etait

1. Cette derniere phrase ne semble pas &tre a sa place. 2. 5 räg sbosboug Ankewc. 3. dpyıspsüc.

4. elöwiodlarpsix. 5. ol nepi Tov wiyay Ereomvov

vb.

*

* fol. 115 vob.

* fol. 116

To a.

* fol. 116

12a:

36 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [36]

ara 50 yalr Dar 2 > bar IA Lola aäs)) Badyy ago Hoausäsooy wmum5,3 yanaı - (saamis]) ID aD 55 Khan Jr20as oSLD Jan, ol Aso Aasas wol 1. Nino: wwanıo] „so Jooıl A ie Na 2 20 aa ordas wo] ».Loor Jyor „oo Ju Nas "& Sl audaS (Das, Suscı Lo „20 ad rn Jassovam |Na_Nä> ..looı Ju) oa Jaua) holfio! eo Lo Il! Näm; aoao; 2]; Jeans] Las Ja worhs I55 ac] Jy> 5 SAo „as Jaka> S/As] „> Joan or „Jail; „dor Kos „AD| Joi Dan: ga ala RT) koa> od \P200 ‚Joel; KaD Sy] 2 dan „asly od ..Jar yalı karovan I) BI Je hu) Jojo So ‚son ’J Sail] Jan 0 ads Id: zu] Das da or] Jirar - wommsosls; Kai oA]

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Kasse ya; Jay Jan aA Sl] Li; wadmir! 1 Iors Joy nass, Lu “pol! SL on LandmNDasn Jos sooku!s

1. wonmy0;9). DalradarSı

Asklepiodotos, eraignit que celui-ei ne trompät, en Asie, des gens avec cette in-

! d’or-

sanite. Aussi le grand Salomon conseilla seeretement a l’archevöque donner qu'acte (rz&&:;) füt dresse des depositions (drouviuarz) par le defensor (£zd1205) de la cite, lorsqu'il demanderait que le pretre des paiens füt soumis a un interrogatoire au sujet de l’enfant. Cela fut fait, et le pretre avoua toutes les choses que nous avons dejäa racontees, car c’est de ui que nous les tenons. Quand limposture® d’Asklepiodotos fut connue de tout le monde, “Pillustre Etienne deeida de son eöte le grand Pierre aA adresser une lettre synodale (svvodızi) A Nonnos, l’eveque d’Aphrodisias, dans laquelle il lui faisait connaitre toutes les machinations des paiens que le pretre, lors de son inter- rogatoire, avait mises par &erit (?), au sujet de l’enfant suppose, et dans la- quelle il l!’exhortait a reveler A tous l’histoire de cette fable *. Mais cette lettre synodale (svvodız7) ne fut pas remise. Celui qui avait et charg6 de la porter, avait ete, A son arrıvee en Carie, corrompu par un present, comme nous fi- nimes par l’apprendre. Il s’ensuivit que les paiens d’Aphrodisias erurent quelque temps que l’'histoire de cette fable' etait vraie, jusqu’au moment ou le juge

Adraste s’&mut de la chose e’&tait un homme pieux ®, qui dtait le syorasrızdz

1. &pxgıentoxonog (Enioxono; est dans le lexte). 2. Mioyu.x. 3. näyra Ta ray. 4. Ta ToU MIdcHaTa;.

5. Totoürog. 6. FihöypLoTos.

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10

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10

[37] VIE DE SEVERE. gar Sp Ja) 0955 waltsa, tz; karaoo &o uDaa. , ala ESSEN; himası IE > . JS) 5 Lo eh Las 12 a9 Nuscı 001 Jha-> Ian ® Ju>j0 zug „mc SA» Jlaasa Jon: Jei. 1

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wand, JLuadss Jyar JNumas faon 00 .waslsso| Jommolo omas ! oa walrasyy woras| KusıD Joan [0 .oolu| Jusoosy (usdy JLoy2or INejo zoo oo] 2 or par Jim hiulo ..onl] SD 0 000 PD Dar zu > aD Joor Auls „Dar File Lo! Jain, JAN; ;K> „> Ja Ss > 0001 ga D200 :)NoN |Nyasaııo ro od. „pas Lug uD NS far0 12. luaD war ira .JaNs dor ra: aD ol bl ko :kundtapa; Jo wen | lan Kill, SA

.|Na00,9 )Nsyasasıo Su Ao} 091 wa coll N ERTENE) Aa Jr>o)>0

1. 809. -— 2. 88-09. 3. hal sine 0. 4. o@ol P 9 Op; corr. S.

du pays et prit soin de faire venir d’Alexandrie en Carie, par l’entremise du prefet d’Egypte de cette &poque, une copie de l’acte (r7#2:5) concernant cette fable '

Paralios, apres avoir oflert ä Dieu un exploit de ce genre, regut le bapteme rödempteur *, lorsque la fete de Päques arrıva, en meme Dune que beaucoup de paiens qui avaient &te pleins de zele pour lidolätrie jusqu’a leur vieillesse, et avaient servi longtemps les demons pervers. Avec lui fut aussi baptise *Vadmirable Urbanus, qui est aujourd’hui, dans cette ville imp6riale *, profes- seur de grammaire latine ', et Isidore de Lesbos, frere de Zenodotos que j ai men- tionne plus haut, ainsi que beaucoup d’autres. Il recut le bapteme, apres avoir brül& auparavant les formules d’invocation aux dieux des paiens, c’est-A-dire, aux demons, qu'il possedait. Ceux-ei le tourmentamt en effet avant le bapteme divin et le remplissant d’epouvante pendant la nuit, depuis que les idoles avaient &t6 brülees, il m’avait fait venir chez lui, pour me demander ce qu'il devait faire. Je me rendis aupres de lui, ayant avee moi un livre des chre- tiens et voulant lui lire I’homelie d’exhortation de Gregoire le Theologien (dsoX5yog), relative au bapteme redempteur. Je le trouvai, A la suite d’une lutte avec les d&mons, tout en nage et tres abattu. Il pouvait ä peine respirer,

1. Le texte de cette phrase est peu clair. 2- zarnäıwen TuÜ swrnpiou Bantiopatos. 3. Baar; mölız

ou Baomevoüse nö). Constantinople ou Rome, iei Constantinople. 4. Mot a mot : « grammairien (ypawuarıxös) de la science de la langue des Romains (‘Pwyatoı) ». 5. MPOTPENTIXOS NOYOG-

* fol. 116 b.

r'fol.

116

b.

* fol. 116 Es

10

* fol. 116 yo

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a.

38 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [38]

Kaua-I0 ‚das 20 Nu, od2 ..Jihe yası Jaolol os SNSRENY| Sax .)Mufes Is Jası;o „as :Jooı „ol :Lu05 wamıy uaaso 50 ‚alas U] Jain, JA; yore JNoro Jod, - Los Susoı Auooı „ao Wusoı war ‚ala AL] dor yolız kaufe zoll „2 wohl os ars ax);> gDo> „sol Jay Jh, Kasol, <> Al 3} N aD Auso Me „wo | Daao Da J-a20L 00 ‚0,0 an ol : 85 ga>a ssaa0 Lo ge; lan Jose ga ;A> or Js rsso :Jayı se Mil aa so Au] yaalı INS „> Pl« u wo8 [una . > |.» WYuas . Jass| Ass; y> DL « ol :bas 0] Ja y> in ‚imma Na as Joaa ll kon „oloy mo ol zalado un y> > MMS Ns c » Bo „sol Ss Ann Las Jo .-Jlasaso! Jo INA AD; Jarl« 0 wos ‚yo „I wos ‚badıs 0 yası sad. ‚Jod; JAadä« ad> ‚ku jojo > waoll 5 Au! yaalız N > won pas « 0] ..oiD od role or Wascı 2. Wohal Iran] Jr -.Sjohal «

disait-il, sous l’influence des paroles chretiennes. Je lui demandai s’il n’avait pas par hasard des formules d’invocation aux dieux des paiens. I] avoua, lors- qu'il eut fait appel A son souvenir, qu'il possedait des papiers (yzprng) de ce genre. Il m’entendit alors lui dire : « Si tu veux £tre delivre de l’obsession des d&mons, livre ces papiers (y&grrs) aux flammes '. » C’est ce qu'il fit aussi devant moi, et, ä partir de ce moment, il fut delivr& de l’obsession des demons .” Je lui lus apres cela l’home&lie d’exhortation du divin Gregoire. Lorsqu'il eut entendu ces paroles : « Mais vis-tu dans le monde et es-tu souill& par les affaı- res publiques, et te serait-il penible de perdre la misericorde divine Le remede est simple : si c’est possible, fuis le forum et sa belle societe; attache-toi les ailes de l’aigle ou plutöt de la colombe, pour parler d'une facon plus appropriee. (Qu’y a-t-il, en effet, de commun entre toi et Cesar, ou les af- faires de Cesar?) Tu t’arreteras la ou n’existe pas le peche ni la noirceur, la ou iln’ya pas de serpent qui mord dans le chemin et qui t!’empeche de mar- cher dans la voie de Dieu. Arrache ton äme de ce monde, fuis Sodome, sans te retourner de peur que tu ne te liges en de sel, sauve-toi sur la montagne de crainte que tu ne p£risses. » Lors-

fuis l’incendie, fais route pierre

1. xaleıy rupt. p

15

10

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10

[39] VIE DE SEVERE, 39 ones +.Jars ILoN Jlaam So Jado „mi JäL er wars öor Jyl5 s)Llo Lo JeasD SrBl] Ja Dusoı har yas „> .Luoo;s Jmarı No Des, Jooı „I 3 0-8 As Lus), Ivaus 0-5 :LöN ‚army Jlaımoo| Jooı ao :Jjsolbo Jo I,5; had u; Lu] - Inmsäs a ol Day uD una); SA. da a bl u I oo Iroası JLlo :aQu]) omas ! Jsiio wor yelı Io; han" Jansen JAN .;20] warmsl)| „om „0 BEE, Er) Kun, „Dot vp ga > ‚Jap heaam| aan ud; Lulo öcı ud] KAMI ug sd) N JNoN san .so De er nn hai. 0001 (vorduly :bre) vorür| Don sp» Nuaso od suwarrsasoy Jooı orasy :J5ll; Jam Darm Joor vooi,| oor-10 en) No, od Kinsas Jooı „oroN.]o malroo;3 Jooı onaaı Lie] uor Je» 2 .usNa| woör dor Kon 3 cola AD Jlaulins; In] Bl z20l :JoS zur Ingado .Jlanclı huiol Lad \oianı Var -.sob a6 „ang Llssa. .Lwol» Nass [Kay Fl LDL

1, 595; corr. S- 2, yasah. 3, IL ADS ,.

que, dis-je, Paralios eut entendu la lecture de ce passage, il s’eerla : « Pre- nons donc des ailes et envolons-nous vers la philosophie divine avee' le bap- teme rödempteur. » Ce fut avec cette pensde qu’il s’approcha du divin bapteme et qu'il fut initie aux mysteres divins. Le huitieme jour apres le bapteme, quand il devait quitter les vetements des [nouveau-/baptises, il emmena mon frere Etienne, qui etudiait les lettres et apprenait la medecine, vers l’allegresse de la vie monastique. Il l’emmena pendant la nuit, a mon insu, parce qu'il m’avait trouv6 trop faible, pour dire la verite *.* Il courut avee luı A "Evaro, et alla au couvent du grand Salomon, aupres de Villustre Etienne °. Apres avoir supplie ardemment son frere Athanase, il prit l’'habit (syzuz) monastique ' et em- brassa la philosophie divine, parmi eux, en m&me temps que mon frere. Paralios s’oceupa alors de ses deux autres freres, qui etaient paiens A Aphrodisias. L'un d’eux &tait le syorzorızo: de la contree, et s’appelait Demochares (Anuoy&ers); Vautre s’appelait Proclos et &tait le sophiste (sopıoras) de la ville. Il leur &erivit une lettre d’admonition, dans laquelle il leur raconta tout ce qui s’etait passe. Il les exhortait ä tourner immediatement leur regard vers le 1. « Apres » (?), ner zo Bsiov Bartiopo au lieu de yer& tod deioy Bantioparos? 2. « Pour me dire la verite » (2). 3. olnept rov etc. 4. oyila Hovaxınöv.

* fol. 116 yo

* fol. 116 b.

b.

* fol. 117

* fol. 117

279%

40 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [40]

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1. ILlyo.

chemin du repentir, et ä embrasser le eulte d'un seul Dieu, je veux dire, de la Trinite sainte et consubstantielle '. Il les engageait A apprendre par les faits quelle etait la puissance du christianisme. Il leur rappela des histoires comme celle de la rebellion d’Illos et de Pamprepios. « Souvenez-vous, leur disait-il, combien de sacrifices nous oflrimes, comme paiens, en Carie, aux dieux des paiens, lorsque nous leur demandions, ä ces pretendus dieux, tout en dissequant des foies et en les examinant par la magie, de nous apprendre si avee Leontios, Illos et Pamprepios et tous ceux qui se rebellerent avec eux, nous vaincrions l'’empereur * Zenon, de pieuse fin *. Nous recümes alors une multitude d’oraeles en meme temps que des promesses, comme quoi l’empereur * Zenon ne pouvait pas resister Aleur choc, mais que le moment &tait venu otı le christianisme ' se ılesagrögerait et disparaitrait, et le culte des paiens allait reprendre. Cepen- dant l’övönement montra que ces oracles &taient mensongers, comme cela arriva pour ceux rendus par Apollon a Uresus le Lydien et ä Pyrrhus l’Epirote. » Et, continua-t-il, vous connaissez aussi les faits suivants : « Lorsque nous sacrifions dans la suite, dans ces lieux situes hors ville, nous restions prives de tout signe, de toute vision, de toute r&eponse, quoique auparavant nous fus-

sions habitues ä &prouver quelque illusion (vavrasi«) de ce genre. En proie ä

1. öpooVoro;. 2. Baoıeus. 3. 6 Tg elosDnü; Ankews. 4. T& Toy Xproriaviv.

5

10

[al] VIE DE SEVERE. A

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1.. 21. 2. lo0a2 ante as posilum; corr, S. 3. ha-%7 supplevi.

la perplexite, nous recherchions et nous nous demandions ce que cela voulait dire. Nous ehangions les lieux des sacrilices. Malgr& cela, les soi-disant | dieux restaient muets et leur eulte” demeurait sans eflfet. Aussi, nous pen- sämes qu'ils 6taient irrites contre nous, et l’idse nous vint finalement que peut-etre quelqu'un de notre suite avait une volont& opposce A ce que nous accomplissions. Nous nous interrogions done mutuellement et nous nous de- mandions si nous etions tous du m&me sentiment. Nous trouvämes alors qu’un jeune homme avait fait le signe de la eroix au nom du Christ et qu'il avait rendu par notre sollieitude vaine et nos sacrifices ineflieaces, les soi-disant dieux fuyant souvent le nom [du Christ] et le signe de la eroix. Nous ne sa- vions * comment expliquer la chose. Asklepiodotos ainsi que les autres sacrili- cateurs et magiciens se mirent alors A la recherche. L’un d’eux erut avoir ima- ging Ja solution de la diflieulte et dit: « La croix est un signe qui indique « qu'un homme a peri de mort violente. C’est done avee raison que les dieux « ont en horreur des figures (syäux) de ce genre. » Apres avoir rappele ces faits A ses freres dans la lettre qu'il leur envoya, Paralios le serviteur de

Notre-Seigneur Jesus-Christ, ajouta : « Et si cela est vrai, mes freres, et si ces

1. ot vonföp.evor Beoi. 2. Ta auTwv.

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12 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. 12) Mu lud ascı oo ul ol pr ad So „lo ame] Jyl5> INSS Ju] SA -.asjs \orasyäa 800 ‚gorzaas —o JEN \acı da IS ol] EN roNaaroz ad Mu] aD fans Sue Jsoas dor .-Atso Auliadtor Jaspnr Iso; Ks: Jan „> J] :uDsolän unaso; ad IUly Fire haus Jojo so Jooık Ns Jar] „Juno ra; wu al sas Jr J . Joa 0 x; als Nusy 00 ID: | Jo; > Luna warn, omas; Lo wo So | .JaN Karin Lido ar IA Por or Las | ]lası Lass Jhd up un Ja Fila ou ol Laie; aD) bel Nuss 30 091 :200,8 jno| all dog „a0 | 50 So] ‚ooraal> Korn Va KriDT More] aD Josie .oo Ju] SAS OA I0ÜR Juno SAoin lu dıo ‚las nz) su) re Dur dor (act rel: Kar] god (ausıÄus as kauiıso Jyors do

„a9 Jjra Vasadsy 091 wa,5as,s öoro :a>An|

ı Glose marginale : |Laus po. 2. Op: colt, S-

dieux fuient ce qui rappelle et indique que des gens ont peri de mort violente, pourquoi dans les mysteres relatifs au Soleil, les soi-disant dieux ne se ma- nifestent-ils aux inities' que lorsque le prötre produit une &pee souillde du sang d’un homme qui a peri de mort violente? Aussi, les amis de la verite peuvent- ils se rendre compte par ceci que le signe de la eroix fait par le jeune homme sur son front a montre que les soi-disant dieux n’etaient rien. D’autre part, l’invocation du nom de J&sus-Christ, comme elle est l’invocation de Dieu et qu’elle inspire de la crainte aux d&mons pervers,“ a montr& que celui qui a fui pouvait etre vaincu *. Les meurtres violents des hommes sont tres recherch6s par les dieux des paiens, vu que ce sont des d&mons pervers. Ils ressemblent a leur pere le diable, au sujet duquel notre Sauveur a dit : Celui-la a ete ho- micide des le commencement*. C'est pour ce motif qu'ils ne consentent A faire leurs r&velations qu’ä la vue d’un homme qui a &te tu& violemment & la suite de leurs machinations, et qui provoque leurs indications. C'est encore pour ce motif qu'ils ont ordonne qu’on leur sacrifiät des @tres humains, comme le disent ceux qui ont raconte l’histoire de leur eulte‘, et meme Porphyre qui sevit contre la verite. »

1. toig rereieopevor. 2. Le texte de la derniere partie de celte phrase est obscur, et a deja em- barrasse le Syrien qui a annot£& cette Vie. 3. Jean, vIII, 44. 4. ra alrov.

10

[a3] VIE DE SEVERE. 13 [EN] Sp aus;s Sr Jako Dot yuln2o Lusöl Dos ‚Dr oa] wars lo ham! [5 os A| [abs 1) son] Lau) & LS Ik hal Jo aaa cn ll lan or hasst Ja; Jan > (ang Nasen Ji2090 -.or> (a0; 0001 psy \arcı alu 0 a godas (Mu Da Jlaradı2, Im ä> „2 . Ja2ol. Jyoas oo, Kaas; oo] :hacı \0ouo „u Dr aD gie ol yasl| warm); wwohla> 80 (00420 pur -.K0OAD0rD „80 Don Jlo5Ausas yaao anal, JLauso| rl ei 09 .Joor vorohis| walsa |: 2,3003 yalı as Has Ihoja Jaamaucd ul] Arlas ad Jlaamaluso ee ‚Like! I>5 Jadıso Jöor Dot Nas] Jo IaN Sa} Lua. Kan Lfolf| „> yorss his) or SANS . word |) )yolDı yllanay wars) yas Las | woam,s Solo ..as| J5lo od, Ku Nofoy, han Mara; „no Jans! nd; Joa ‚yr->|! Asası Amolllo. Sax! DD Lass uD ;A> ad Lusoı karo -.„zas] Sol @] Jain o JLigade wanmı[1] Ku wur hiay »

C'est par ces histoires et ces admonitions que Paralios chercha a detourner ses freres de l’erreur, sous l’inspiration du grand Etienne et de son frere Atha- nase. Lui-meme s’appliqua avee une telle allegresse A la philosophie divine que beaucoup de jeunes ötudiants V’imiterent et embrasserent la vie monas- tique dans le couvent de l’admirable Etienne, qui les prit tous dans les filets de la doctrine apostolique. Jean aussi eut le plaisir de jouir de son amıtie'. Cha- eun d’eux est aujourd’hui direeteur dans ce couvent et egale en vertu ses pre£- decesseurs; l’un d’eux avait &t& l’adjudant (80nd5:) de la cohorte (r#&::) du pre- fet (Srasyog) d’Egypte, Vautre eultiva la vraie philosophie, apres avoir etudie d’une facon remarquable la mödecine * et la philosophie profane. Le grand * fol. 117 Etienne fut le maitre d’hommes de cette valeur. Er Quand, au bout d’un certain temps, Etienne, le maitre commun de nous tous, fut retourne A Dieu, Paralios se rendit avec son frere, l’ıllustre Athanase, en Carie, pour convertir ses freres; il y fonda une communaute chretienne dont il abandonna, comme de juste, la direction A son fröre et A son pere. Peu de temps apres, il partit pour « les tentes &ternelles® » et fut recu dans le sein d’Abraham. Athanase vecut encore quelque temps. Il baptisa aussi en Ca-

1. Passage obscur, qui nous semble corrompu. 2. ai aiwvıor oxnvai; ch. Luc, xVI, )-

* fol. 118 a-

* fol. 118

Al ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. 144]

01 was Jabo „wur Lo Liehäo| Las ad JEa> “rors0.> gan dor :lusAsalo kabaa Lade .. od ua aD Js za Jo Dur N] bansy Has Ja Se zaD INusal Ian ja wol U Bl Iusası „0 Jwoho [55 Joa aus od bay. Jaslı DS U u ba Joa vor] Jai. Dasal asas har yolız hurdp dor Jar -„oradın Jsot :Jooı ans; horn od .\ooM2o „oöls Don Jo maano „2 . Nuss! Pl ‚los yolsa |Nuaı. Jana; Kaas De Auul Den <2l Ja, eo; Jana :alaı os un; Jooı "oo! 93 Jans, asAm| J :Jocı 8 rd 3 Joy JuadDais 1) JM Linaadl> aly “a or ya al] audab unsaas kl Jr >) 5A, 2 :har oa] Lau. Jlayamm ads > Jo sooh| lass; DD unslly 09 Luna Yani Jo > ‚J>As u sascı as fu opD yanuiz 001 Ja Iso a fu] > )Lason >00 un! au! Amso 2 NEID hass, JlaDoA>0 Lo )5Ma>

rie beaucoup de paiens, fit naitre par sa eonduite le zele chez beaucoup de gens, puis il rejoignit le divin Etienne et Paralios, qui fut leur diseiple com- mun, et parvint ä la fin et ä la felieite reservees A ceux qui ont vecu dans la erainte de Dieu.

Mais que personne ne pense que cette histoire est ötrangere A notre sujet. Nous avons pour but de montrer que l"aceusation portee contre le grand Se- vere n’est nullement fondee. Bien loin d’avoir jamais merite l’accusation et le reproche d’idolätrie, il &tait constamment avec ceux qui firent preuve de ce! zele contre les paiens, et louait leur conduite. Il etait” chretien par sa foi, mais n’&tait encore que catöchumene * en ce moment. Comme il s'appliquait alors a l’ötude des sciences profanes, il ne put pas se montrer tel que tout le monde le vit en Phenieie. Cependant le fait suivant prouve qu’& Alewandrie egalement il 6tait bien au-dessus de toute opinion paienne. Quelque temps apres la des- truction des idoles, le pieux * Menas, qui prophetisa a Severe la dignite d’eve- que *, quitta la vie humaine. Il fit immediatement route vers celui qu’il aimait, orne de nombreuses vertus : de la virginite de l’äme et du corps, de l’amour

du prochain®, de !’humilite, d’une charite parfaite, et d’une grande douceur.

]. zoroörog. 2. Mot A mot: « auditeur » (Axpowpevog). 3. präöygiotos. 4. Apyıepeia. 5. piravüpwri.

10

145] VIE DE SEVERE. 45

Lunge hoiaas Jısy !os u bl Jlaanaroo Jg Jans ya las röd|>, Day ie rom Lig Ja 0001 erao :Mocr un] | </’Jreol; hräso 0 „As! Joh AI, ad, Ju) SA RaL 5) SE „bl U Lus) oA> > woran > ol ls oocı galt ‚NSjoNa] Looias mo :funa m san 0, alas As Jam > ASıolo :ljas Lau) od Lulsa uiNs Jia ao Ss; Jpolaso as os Jr2 Joy > Ash Da "Lraro Jain, Jos Jsaas BET au, Ds > MisNal looy “Dot &0 Jo N.lo,j0 Senn) De Je, ‚soo Sl Janus! Asıüio ENT alas ms As; 001 "ps Js Joe Is5 Solo -.Joor polliso ‚ooDasa as, Lu) hei, rö.N Dasaı ui „aDos0 a Do yoly häsohs jojo 2, 2 as ad [5 adın Jun] :5op5has Dura: ul polo li weis Da Ir y » „ohlo arol| Jssaad, ascı Jail pohs JAna. „0 (oo aulo .oool gs Dur Don oh ol

1. 0823. 2. Pro; corr. S. 3. Is; corr. S. Le verbe d’oü dependent les futurs Irw, 10% et 3928s) semble avoir &t& oublie par le seribe. C’etait probablement 3 any,

A cette epoque, j'etais alllıge d’une maladie corporelle', et les paiens pen- saient que nous recevions notre chätiment pour ce que nous avions fait A leurs dieux, dans notre zele pour la religion, et pour les idoles que nous avions brülees. Ils röpandaient le bruit que moi aussi je mourrais certainement” A cette epoque. Lorsque, dans la suite, par un miracle ä la bont& de Notre- Seigneur Jesus-Christ, j’eus &te delivr& de la maladie, je pronongai l’eloge de V’illustre Menas dans un discours fun&bre®. J’y fis mention de la destruc- tion des idoles paiennes; j'y racontai leur an&antissement par le feu, devant tout le peuple de la ville;* enfin, tout ce qui s’etait passe, je le rappelai, comme il fallait, sur la tombe de celui qui, par sa grande amenite et son amour du prochain, faisait m&eme l’admiration des paiens, avant le zele que l’on montra contre eux. Le grand Severe se rejouissait tellement et eprouvait une si vive joie en entendant ce discours, et il se glorifiait ä ce point des paroles proferees par moi contre les paiens, comme de propres paroles a hui, qu'il m’applaudissait plus que tout le monde. Pendant ce temps, les paiens, que nous avions Invites A venir &couter, et qui etaient venus sans savoir ce qui

allait &tre dit, pleuraient en quelque sorte * sur leurs malheurs’, et !’un d’eux

1. awparıyn Appwaoria. 2. mävtws. 3. )öyog Emitägtos. N. be elmeiv. —5. Tax auroy.

fol. 118 Lan

* fol. 118 ro b.

‘12

* fol. 118 va.

7101:418 va.

46 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [46]

ao Id DS us Jaso SAe zoll JAN Sasalıy 001 A,cor >} U m

Krsaoy u aD lol Loans od Sue LEN] sl, Den Don zus ab .-b] Jar Jo bl sad Judii: Jay Lo] un: Pl: ISKal wand; warmslLlo Lilli] Is5 Aus; arsı So: Kairo Lu au) (ana, \adı WOLae ..Lolse dur Jlo ahDA 20 00 ‚Laiay JlaısNas Jo vor Jam Loy oa .JsoLo ‚ul IoKaso kasaas any? «oda

> JanıaaN Sl Ladäs um 00 Joh Joa „An „a ..'karıärs, Jassoo|; ame Awasär; Lada, JÄSS SA. Lima :b] au Suaısı Kol or Jul pp as Sl; N Jooı ac >; ‚ad ai So : jo] MN Jein Sao Jrfoiz polo, ad Sasad, Jun] :Ca5jojio ss Mulsjo; „201 „ol; Lada;

1. Glose marginale : Ho.Se>Dansy |Lassoll |;o Jnuınsy.

s’&eria tout en colere : « Si tu avais lintention de parler contre les dieux, pourquoi nous as-tu amenes aupres de la tombe de ton ami? »

J’ai et6 oblige de dire ces choses ä cause du calomniateur en question. Car je ne cherche pas ä raconter mes allaires, qui sont celles d’un homme plonge dans le pöche et indigne d’eerire V’histoire non seulement du grand Etienne‘, d’Athanase et de Paralios, mais encore de Menas, ainsi que des amis de ceux- la qui rivaliserent de zele avec eux, et principalement de Severe, qui est la cause * du present opuscule, et dont nous allons egalement raconter le s&jour

en Phenieie.

Lorsque le tres illustre Severe fut sur le point de quitter Alexandrie et de se rendre en Phenicie dans le but d’etudier le droit (von) et avec lidee de devenir avocat (dıxavız0g),” ıl m’engagea A partir avec lui. Mais je lui dis que Javais encore besoin d’etudier davantage les discours des rheteurs et des philosophes, a cause des paiens, qui se glorifiaient et s’enorgueillissaient tant de ces etudes, afın que nous les combattions aussi publiquement sous ce rap- port. Severe m. preeeda done en Phenicie, mais d’une annde seulement. Celle-ei

1. oi nept Toy ueyay Iregavov. 2. 6 ınv Umobesıv Beöwxw:.

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[47] VIE DE SEVERE. h7

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1. Ici et plus loin le nom de la ville de Beryte est orthographie wagosas. 2. Glose marginale : apadıy 0 nel van, In ol addnuya.

6coulee, je me rendis A mon tour A Beryte pour etudier le jus eivile‘. Je m’at- tendais a devoir souffrir de la part des &tudiants appeles edictales (Adırrzrcı) tout ce qu’endurent ceux qui arrivent nouvellement dans cette ville pour ap- prendre les lois. Ils n’endurent, en verite, rien de honteux. On accable seu- lement de plaisanteries ceux que l’on voit, et on Eprouve ainsi sur l'heure la possession de soi-meme” de ceux dont on se moque et dont on s’amuse. Je m’attendais surtout A avoir aA souflrir de la part de Severe, aujourd’hui cet homme sacre. Je pensais, en effet, qu’&tant encore jeune*, il imiterait la cou- tume des autres. J’entrai le premier jour dans l’ecole (syora) de Leontios, fils d’Eudoxios, qui enseignait alors le droit (vöpo:) et qui jouissait d’une grande re- putation aupres de tous ceux qui s'interessaient aux lois. Je trouvai l’admirable * Severe, assis avec beaucoup d’autres aupres de ce maitre pour eeouter les le- cons sur les lois. Alors que je croyais qu'il serait un ennemi pour mol, je vis qu'il etait favorablement ' dispose ä mon egard. Il me salua en effet le pre- mier, en souriant et en se rejouissant. Aussi remerciai-je Dieu pour ce prodige

1. Avayıyumaxsıy zb To)ırızov vöuıpov; Sur l’expression to ro)ttınav vöunov, ef. plus haut. 2. Zyxpareıa.

3. Miniz veo; ir av. 4. savbgwrivws.

ol yo

118

b.

* fol. 119 12.0%

* fol. 119

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AS ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [48] SA Nas har Jam. SAs Jod; Hang bl Saölı hal das um53 2 una, os „A| bay sr wie int nt hl: un ws ADS | Au ou) wis os ga :NSyho Lian „>A>0 Ih Sy] ads! Krone: us Nano Is L3on> = a Do oio :)Nuo a Ar |, wor Joe ID voD Jh ads AudorD Moon ano . a ;As0 ‚Labs 2 wald Su hu „lab Mn > Jo, Jays og Nuıo 5A bl oral or) el „ol 1 ‚No Jo „ı] „II Jo . ‚nel „05! Lo gel Jasa, 09 :M2aa Jo] - IL Lmaas » Nor oo Dust Moi;, bsam SA, Ss :ola m IK>lo ‚ul! oo, Jjasdo :04> JS 1 Jasos yo] zohamd Jufs 12. y8 JE AU] Släre Join

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1. 3 sans point; corr. S.

remarquable. Lorsque nous, qui &tions a cette &poque les dupondii, nous nous fümes retires, ayant te mine notre exereice (Tp% Ze), tandıs que ceux qui etaient de l’annee de Severe restaient encore pour leur compte, je me re ındis en cou- rant ä la sainte eglıse appelee "Avzsrasia (eglise de la Resurreetion) afın de prier. Ensuite j'allai a celle de la Mere de Dieu, qui est situde A l’interieur de la ville, tout pres du port (Xıprv). Ma priere achevee, je me promenai devant l’eglise meme.

Peu de temps apres, cet homme de Dieu (Severe) vint aupres de moi. Il me salua gaiment et me dit : « Dieu ta envoy& A cause de moi dans cette ville. Apprends-moi done comment je dois etre sauve. » Je levai alors de joie les yeux au ciel, et je remereiai Dieu d’avoir inspir6 A Severe cette pensee et de l’avoir fait songer A son salut. Puis je lui dis : « Puisque ta question a trait aux choses de la piet6, viens je l’avais pris par la main, je vais te conduire au temple de la Mere de Dieu, et la je te raconterai ce que les saintes BEcritures' et* les saints Peres m’ont appris. » Lorsqu'il eut entendu ces paroles, Severe me de- manda si javais avec moi des livres du grand Basile, des illustres Gregoire et des autres docteurs. Je lui röpondis que j’apportais beaucoup de leurs &erits. Lä-

l- 7& Beta Möyıa (oi Betor Aöyor).

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[49] VIE DE SEVERE. 19

bl. Jos I] Pas 001 Ss an Da Jose war u, an Nöoor Jaiso -.kaaso (>35 »Aoly oo JAu5ay Lolny oo Asia ja » ul; ga ser )ao> 5A <” ka! „DA Jo; yel kaya> Lasjo Söll you] So] I Da oe DS Sl gaDı DJ 109 or 00,9 Lwascı :|IS ud Nso JLUDISN,

= er ka, Jans kiss Ksäss ade „20 op Joa woyy3

‚.Jaamı „> „Don IE JrD! od = ‚us, „nor ki Ja Do Moor Ja Ba OD .,Aoor „sol no » ‚aan Jolase [IS rg INuulös Loans „so; IADaano 5Aa . Laos > ers >

No wo :Nsocı Ja > 0 = Hi Ing» DAS ad u od aa) en ol use oa Jıkas kolo aundı kl SA „DA Jo; [a5 . Most amwax . La; Josı JLosor2os

Jsa Hama [DS rD ‚als er aa a nl Jo ook] ws IL] Joaks wo Ja rN| I ma > 1) :OLaDy ga ul; Jo

dessus, il vint avec moi au temple de la Mere de Dieu. Apres avoir d’abord reeite avec moi les prieres qu'il fallait, il me posa la möme question (qu’au debut]. Commencant alors par le livre de la Genese, qui a &te ecrit par le grand Moise, je lui fis voir la sollieitude de Dieu a notre egard; comment apres avoir eröe tout ce qui existe et nous avoir tirös 6galement du nöant, il avait place nos premiers parents dans le paradis (rap%9e:s0;); comment il leur avait donne, comme A des etres doues de raison et maitres d’eux-memes, la loi de sa- lut, au sujet de ce qu’ils devaient faire; et comment, apres avoir meprise les commandements souverains, par la tromperie du serpent, ils avaient perdu cette vie heureuse, et echange l’immortalit& contre la mort, dont la loi les avait menaces d’avance. Tout en lui disant cela, je lui montrais Adam et Eve ils ötaient peints dans Je temple revetus de tuniques de peau, apres leur expulsion du paradis (#xp%9e1505). Je lui fis voir ensuite les nombreuses souffrances qui &taient r&sultees de la, toute la ruse et la puissance des de- mons que nous avions dechaindes volontairement contre nous, * en ob6issant A celui qui est A la tete de toute rövolte. Puis je mentionnai la miserieorde de Dieu envers nous. Dans sa bonte il ne permit pas que sa er6ature p£rit, elle, qui aurait &t& incorruptible, qui n’aurait point etc sujette aux souflrances de

la nature humaine, une fois sortie du n&ant pour entrer dans le devenir'; elle,

1. Passage un peu obscur, que nous ayons (raduil assez librement.

PATR, ORIENT. T, 11, s

*43 10:

b.

22fol:

119

119

b.

fol. 119

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50 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. \50]

KL Ja; sam a ..!ocı Kams Jun oe SS; Jlolaus Jr ENT „20 : aa yo vor ads 09 8] un Isa ;A> au lyo au ac oo Nu; Jan] Da; SA Pl aD 58 kaso Kiss kopen So Jhaas Joe Jo; INS Son ».kanımy lach u 5öul Issojso ol] hy un P: urSl] Jans Luoiso Laly jaaa> Ja.o Jo; 20 pp .oocı Sr Jay „DSA>0 basız) „DoD >) 22 ao Jeoig us as RONS; Jo JasohS Jän a „dohl Iso Kasy Ir ud :llooeIi; wor JNusors I)Na.) Jyoro N IANDoN>

x > woran Kö} 220.3 hass kun oe Sad |, Duo LA Miu; ad; Bud, am aD 1a} Jojo 001 )padol: ko! Jia > ya bei. „AD . a ‚a5 mas Dur kruolo px» „sorass do (ES Jkajo ". padolı ”Laso;} BEWNCT) y-l a5 omas Jl>lo Aa N ol al » ‚Laos

1. Mom; corr. S- 2. \La;b; cort, I

qui aurait regu l’immortalit@ superieure ä notre nature, si elle avait garde la loi de Dieu. » Ensuite je continuai : « Apres la loi naturelle, Dieu nous donna aussi la loi 6erite par l’intermediaire de Moise. Il vint ögalement en aide A la nature par l’entremise de beaucoup de saints prophetes. Mais quand il vit que la plaie avait besoin d’un remede plus puissant, le Verbe de Dieu et le Dieu Cröateur nous visita, apres avoir 6t& fait homme par la volont& du Pere et du Saint-Esprit. Soleil levant, il brilla des hauteurs sur nous qui diions assis dans les tenebres et dans l’ombre de la mort'. Il fut concu du Saint-Esprit dans la chair, et sortit par la vertu du Saint-Esprit d’un sein virginal et im- macule. Il laissa a sa mere sa virginite. Ce fut la la premiere preuve qu'il donna de sa divinite : il produisit par un miracle une conception sans semence et sans tache, et un enfantement au-dessus de la nature. Il voulut ensuite nous arracher ä la puissance du diable, ce rebelle ä qui nous avions vendu notre äme, et accepta volontairement la croix pour nous dans son corps. Il livra son corps A la mort comme prix de notre rangon, et ressuscita le troisieme

jour, ayant brise la tyrannie du diable * et des d&mons pervers, ses auxiliaires,

ainsi que le pouvoir de la mort. Il nous ressuscita avee lui, nous fit asseoir avec lui dans 'e ciel, comme le dit l’Eeriture?, et nous montra la nouvelle

1. Luc, 1, 78-79. 2. Ephes. ı1, 6.

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[51] VIE DE SEVERE. 51 Sol a8 ‚00 Koas Lass aD; „> var Lisjas; Ill Luiolo I Io ‚Jh Kino ‚lei, lass sro y> Zi a Jena > wax lu oo as] solo yalo| Is5| Das wa Doho os Jos,» JA-sarsıo :|mä, INN) Jlaao, Jlasoyı oo ‚Loos K5h5 Do; dar . Aöino] [Lupe] INGA as5 1 Kalo ‚Lian

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1. S|ASL; corr. S. 2. Ici et plus loin Poste; eorr. S. 3. 3 sans point; corr. S.

voie du salut, laquelle mene au eiel, Apres avoir conquis toute la terre au moyen de ses apötres, il abolit les oracles de la magie paienne, et les sacri- fices des d&mons, etablit une seule &glise catholique (zador:z7) sur toute la terre, et nous apprit A nous repentir et ä chercher un refuge en lui au moyen du bapt&me r&dempteur, lequel symbolise la söpulture de trois jours et la re- surreetion du Sauveur de nous tous, le Christ. » Lorsque j'eus encore produit de nombreuses autres preuves [de la divinite du Christ], dont les Evangiles (Eizyy&iız) sont remplis, je dis a Severe : « Il est done nöcessaire, mon amı, que toutes les personnes intelligentes! cherchent un refuge en lui par le bap- teme qui vivilie®.

Tu as bien parle, me dit-ıl, mais maintenant il nous faut arreter une ligne de conduite. Car je m'occupe ici de l’etude des loıs.

Situ veux m’en croire, lui dis-je, ou plutöt si tu veux en eroire les saintes Eeritures® et les docteurs universels de l’Eglise, fuis d’abord les spectacles hon- teux, les courses de chevaux et le theätre (Bxrgov), et ceux ou l’on voit des betes opposees a de pauvres malheureux. Ensuite, garde ton corps en etat de purete, et offre chaque jour a Dieu, apres l’etude ' des lois, les prieres du soir dans les saintes Eglises. Il convient en eflet que nous, qui avons la connaissance de

Dieu, nous accomplissions les devoirs * du soir dans les saintes Eglises,

1. navres ol zöapovnövres., 2. To Lwonnıov Bantıaua. 3. x Bein Aöyız. . yihorovia.

* fol. 119 vb.

* fol. 119 ve b.

52 ZACHARIE LE SCHOTASTIQUE. [52] Marojso in [msäs, LisKals> Lim D, Dil 2 m .La> MLSsan ol ol. N Nö) > Juualo a

„sel unasl J Lin 0 dm - „oNal “DoD „4uo as ge 50 oo | ‚Kaas SQ N NS] as. gs. ‚aaa BER „amo| Nil >} rel Va

Jod Asl] KudDas; Lwasü, JÄDS SQ .1pel Aigall 1a bl SA „a Slo Sa IT Jana Mausol; LI 2 2. )Uume . zaanso iss IAe; bias Ku Jr Lam hl „ol . yısjas . aaa so Ju] JLonJoryo - or Jlaso J| .oD IN u RSS Ne Sur" Jo ‚uebä,o JE Js, As

Ja Das > Jr > U :hypas AD un © ‚o| bar co kulo u) us Nofpes > oöh gm el INS} lo „Las Lwasi ‚Ju os

Kuuso [ans zu 0 Hin -.JKaa od AAN, zu] wie Koro hoasüı ‚> On 00

pendant que les autres passent d’ordinaire leur temps A jouer aux des (23601), A se vautrer dans liivresse, A boire avec des prostitudes et m&me & s "avılir com- pletement. »

Severe promit de faire et d’observer cela. « Seulement, dit-il, tu ne feras pas un moine de moi. Car je suis etudiant en droit (dıxavızse), et j 'aime beau- coup les lois. Maintenant, si tu veux encore autre chose, dis-le. »

Plein de joie, je lui repondis : « Je suis venu dans cette ville pour &tudier le jus eivile', car jjaime la science des lois (dizavızz). Mais, puisque tu te sou- cies aussi de ton salut, je vais te soumettre un projet qui, sans nuire A l’ötude des lois et sans exiger beaucoup de loisir, nous procurera la connalssance de la rhötorique, de la philosophie, la science des saintes Eeritures? et de la theologie.

Quel est ce projet ?dit-il: Car tu me fais la une grande et forte promesse, s'il est possible que, sans negliger l’&tude des lois, nous puissions egalement acquerir d’aussi grands biens, surtout le dernier qui est le plus important de tous.

Nous &tudions les lois, d’apres ce que jai appris, pendant toute la se-

maine, sauf le limanche et le samedi apres-midi.

1. zo no)ırınöv vourpov. 2. Ta Bein Aayıa (ol beior Aöyor).

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[53] VIE DE SEVERE. 53 kpl INsoir dor> DI „dsoham dor foasäı zu, Kurs Be 0 RUDI Aus do „5520 tn Di Luaiso > me "yoror Naar aan, on das wi "uses ie aus Jos] os as Das (sam 50 Sy 00 - Lass a>saN ..ao-as Lan Lord ..ord Iisol Jan yd; Susoı 501 |

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1. el; corr. S.— 2. © manque; corr. S. 3. ML; corr. S. 4. \ial; corr. S-

Ein effet, nous assistons aux lecons que nos maitres nous font sur les lois pendant les autres jours de la semaine, nous les repetons ensuite pour notre compte chez nous, et nous nous reposons pendant la moitie du jour qui pre- cede * le dimanche, jour (dimanche) que meme la loı (vous) eivile (RoX:rıza5) nous ordonne de consacrer A Dieu.

Si done cela te eonvient, lui dis-je, nous r&eserverons pour ce moment- la les eerits des doeteurs de l’Eglise, c’est-ä-dire ceux du grand Athanase', de Basile, de Gregoire, de Jean, de Gyrille, ete. Laissant nos condiseiples s’occuper comme bon leur semble, nous nous deleeterons dans la theologie, et dans les sentences et la seience profonde * des &erits ecelesiastiques.

(est pour ee motif, mon ami, me repondit Severe, que je ai demand6, des l’abord, situ apportais avec toi tous ces livres. Or, maintenant que, gräce a Dieu, nous sommes convenus de quelque chose, tu vas nous faire obtenir les biens dont tu as parle, car je ne te quitterai pas pendant les moments en question. »

D’accord tous les deux, nous nous mimes A l’auvre. Nous commencämes par les traites que differents auteurs ecel6siastiques ont gerits contre les

paiens. Nous lümes apres cela l’Hexameron ® du tr&s sage Basile, ensuite ses

1. oi nep: tov neyav ’Adavdorov, elc. 2. noAvmadeıe. 3. "Efanuepov.

* fol. 120

“44

fol:

120

* fol. 120 zzuh:

* fol. 120

54 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [54]

JaD, J}20)-200 TERN As a Jo) ao Das ya. 00 - wamsoaso| Lady; JADm Ja Isa an, oo wa a no| ‚kein, I}2obo oo oilb Lat DS 95. Jady (aa Jaamo,s >00 rd HAN nein „aD; Jipoleo iao| je „As »|S, Da wadjano „imas dl ang sell, no ads oo Lil... dar Hl’ ER ar KM] 2 a0, |NaäsAD Yan ha 0 Iiadı har]. Joo JR] wagopuab JoN 0 Jodidiser oör Joel. oöı No aaa as aalıı Jasay anzu; 3N& Lt) IA Lea til, wabar ml > .,Joor wood] Aascaa Ze une) Lo .JaDg Joor soroh.] 2 audgs Jr u | ons <! a, Jo sl „ol loan ana ol> Do .JNiysas > Jo yore hope Is, Sy lo "Soll! „Luis Lori 0 Kim ul] Hano us 0 „5 al AD ."hus) 00433 arcı Jar oa Jam > „"JNsu5o >> Nas

1. bon. 2, & wlll. 3. |du,0 |Ln>,

discours detaches et ses lettres, puis le traite adresse A Amphilochtos, la refutation ' qu'il a eerite contre Eunomios, ainsi que l’alloeution (Tpossavnrızv) aux jeunes gens, dans laquelle il leur apprend comment ils tireront profit des ouvrages des paiens. Ensuite, continuant nos leetures, nous en arrivämes aux 6erits des trois divins Gregoire et A ceux des illustres Jean et Cyrille. “Iln’y avait que Severe et moi qui fissions ces leetures profitables pendant les moments indiques. Mais nous nous rendions chaque jour de compagnie ä l’eglise pour accomplir les devoirs du soir. Nous avions avec nous l’admirable Evagrios, que Dieuavait envoy6 expres A Beryte pour pousser beaucoup de jeunes gens a &changer la vanite du barreau (dizzviz7) contre la philosophie divine. Get Evagrios etaıt de Samosate, et avait ete instruit dans les &eoles (sy Rai) d’Antioche la grande*. Quand il etait jeune, il lui arriva de se Jaisser entrai- ner par les passions de la jeunesse, et il alla voir un spectacle qui se donnait dans cette ville. Une sedition (srisız) eut lieu et il y fut blesse. Corrige par cette blessure, il prit en horreur les spectacles honteux, et frequenta depuis lors avec assiduite les saintes Eglises, s’etant joint A ceux qui, en ce temps-lä,

chantaient toutc la nuit dans leglise du tres illustre Etienne, le protomartyr.

1. "Avarpertixöe. 2. 4 wey@n, Epithete donnee fröquemment ä Antioche sur l’Oronte.

10

10

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10

155] VIE DE SEVERE. 55 rl: Jay urope Jr: Is wall! Das ua/ı ao LOS Pgrp I Jo Na Nuss krai x :)Nsaso Jlaamı NLIma2o .. yanı Jyo ho S} . aus] JNuno,o JLosy2o Jusoı ass; Lad SA . voa>]| pul Jay ans J2203

Susor Jos JE oh Mall Lil aly Kay 095 5 ..Syh Lasaslı

0 09 Sa Jorisolo .. QoNS Fisı5 05 „2 045 ADS; od; NS As sooN| Soräsyso yaasoo Ja u) Io Joa wo] cal; J5L] »jaasdo (umjo) Nun arımı a I $ar> Jooı suaao Kiss Jcor Ma; lad, Also : Moor Ir Ju; Jans yıl sa as »

SB] Lasoiz LEN, | ars Jl5s> ‚sonen; Aus] . uanfiro Jo gas 20 Jbäso Lvasiı; usa; Lot 5AD 0 Jar & Lie „0 Jos} rel ul 091 gl JNsauo; [aa I5 us > Je; So ul ul kann 00 Jolo . Liu] dor 0 olb Ja JE de or 09 waa Ds zoo] „Do, od walls] ori . Nuss loon wa a Hinaa wardalu| sorsa-so .Joor wor Lucad;

iR |Dau,0 ILp>-

Cetaient des personnes adonnees A la philosophie pratique ', qui, sous la plu- part des rapports, ne le eedaient en rien aux moines. Apres s’etre applique A la science preliminaire’, Evagrios voulut s’elever jusqu’a la philosophie et embrasser completement la vie monastique. Mais son pere le forca d’aller en Phenieie, pour y &tudier les lois, a l’epoque moi aussi je m’y rendis. * A la meme epoque, l’admirable Elisee, originaire de la Lyeie, vint aussi a Beryte pour le meme motif. Elisee etait un homme tr&s doux et tres humble. Il etait de mours simples, et plein de compassion pour ceux qui ont besoin de nourri- ture et de vetements.

Ayant trouve dans Evagrios et Elisce en quelque sorte des nourriciers ® pour moi et ayant vu qu'ils preparaient a lamour de Dieu, je leur proposai d’offrir ensemble a Dieu les prieres du soir dans les saintes iglises. La chose fut decidee, et nous nous reunissions chaque soir dans l’eglise dite de la Resurrection, apres nous &tre appliques a l’etude des lois et aux tra- vaux qui s’y rapportent. I] s'’ensuivit que beaucoup d’autres se joignirent ä nous, et en tout premier lieu‘, l'illustre Severe, selon ce qui avait dte convenu entre nous. Apres Severe, vinrent Anastase d’Edesse, Philippe de

1. A rpaxtınn giocopia. 2. nponauöetz. 3. Mot A mot : « une nourrice ». A. npo TAYTWYV.

* fol. 120

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b.

56 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [56]

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Patara, ville de Lyeie, et Anatolios d’Alerandrie. C’etaient des personnes pieuses, et les premieres dans la connaissance du jus civile', car elles le tra- vaillaient et l’etudiarent depuis quatre ans. Elles demanderent A etre recues dans nos rangs. Nous avions aussi avec nous Zenodore, de pieuse memoire ?, qui vint apres nous A beryte. I etait comme moi originaire du port de Gaza ® Apres avoir brille ieı‘, dans le Portique (sr0%) royal, parmi les avocats (sy»aorizot), il a quitte dans ces derniers temps la vie humaine." Faisait encore partie avec nous de cette soci6öte, Etienne de Palestine, qui arrıva egalement dans la suite [a Beryte).

Evagrios etait le prösident de cette sainte association. C’&tait un philosophe pratique de Notre-Seigneur Jesus-Christ. I] jeünait en quelque sorte tous les

Jours, et consumait la grande fleur de la jeunesse® dans la philosophie divine.

Il torturait son corps par les veilles et ne se baignait jamais, sauf un seul jour: c'etait la veille de Paques, la föte de la grande r&surrection de notre Sauveur a tous, le Christ.

Le grand Severe rivalisa peu a peu avee lui dans la pratique et dans la theo- rie (Beoptz). Il Etudiait, en eflet, avee moi de la maniere qui a &te dite. Une

1. 76 nolırıxov vöuımov. 2. 6 TAg pioypiorou wvnwng. 3. to napadaddacınv Din; = Maiouma. 4. A Gonstantinople. 5. &vdos Höre.

10

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157] VIE DE SEVERE. 57 5 ya :)LuoN DIESEN Jsolls IA Iosor 20 :Jocı +, wel: Nas zu Jlojar JAN ans Mijasn sam .s SA: I Lean Su2 „5 ‚Lau Lisaso —ı Na) lady „el -.Jornsel ‚bpsamso P] -.IEio yelo las] I] zus His ar udn

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1. Lam .9,0. _ 2, „Ad. _ 3. L’orthographe de ce nom varie; A cöle de la forme que nous avons adoptee, on lrouve les formes suivantes : wasjole;5, wasjleoo;d. waslmoldj. wasslmol;n wassamlojN.

fois qu'il fut verse dans les &erits des docteurs de l’Eglise et qu'il eut regu d’eux la partie thöorique (Bsopiz) de la philosophie divine, ainsi que les prin- eipes de la philosophie pratique, il se tourna vers la maniöre d’agir de l’admi- rable Evagrios, comme vers un exemple, untype (r3roz) et un modele (eixuv) vi- vants. Il voyait en lui un philosophe chretien, qui ne se contentait pas de la theorie ', comme moi et beaucoup d’autres, mais qui abordait aussi la pra- tique ?. Il imitait done Evagrios et ses perfections, en torturant comme lui

* et ses autres vertus,

son corps par le jeüne. Il s’ellorcait d’egaler sa chastete en s’abstenant de manger de la viande, non pas parce qu’elle est mauvaise, comme le disent les Manicheens, mais parce qu’en s’en abstenant, on se rap- proche davantage de la philosophie. Il ne prenait pas de bains pendant la plus grande partie de l’annee, et finit pas ne plus en prendre que le m&me

jour qu’Evagrios'.

Sur ces entrefaites, ıl arrıva que des etudiants en droit de Beryte se firent un grand renom dans la magie. C’etaient Georges, originaire de la ville de Thessalonique, qui est la premiere ville de I’Illyricum, Chrysaorios de Tralles, ville d’Asie,; Asklepiodotos d’Heliopolis, ainsi qu’un Armenien, et d’autres indivi-

1. Aöyoı. 2. Epya. 3. Passage obscur.

15

01.121

* fol. 1:

l

7 fol. 421

58 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [58]

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l. Ge mot est en partie ellace.

dus de leur espece. Ils &taient soutenus par Jean, surnomme le Foulon, origi- naire de Thebes en Eyypte, etils ne cessaient de machiner des choses impies ' comme les suivantes.

Ils reunirent de tous cöt&es des ouvrages de magie, et les montrerent ä des personnes qui se complaisaient dans les menees des perturbateurs *. Tout le monde pensa done qu'ils allaient accomplir un meurtre abominable. Le bruit se repandit d’ailleurs sur leur compte qu’ils meditaient de sacrifier pen- dant la nuit, dans le eirque°, un esclave &thiopien appartenant A ce Thebain. * Ils voulaient se concilier, ä ce qu’ils disaient, par ce forfait abhorre de Dieu ', le d&mon qui leur etait attach6, et lui faire accomplir ainsi, ä ce qu'ils suppo- saient, ce qu'ils projetaient. Leur but general etait de commettre n’importe quelle action eriminelle° et leur but partieulier d’amener de force au maitre de cet esclave, par le desir de l’amour et la violence des d&mons, une femme qui vivait dans la chastet& et dont il ötait öperdument amoureux. Ils condui- sirent done cet esclave, comme pour quelque autre motif, dans le eirque, au milieu de la nuit°. Mais au moment ils allaient commettre’ ce crime, Dieu qui se soucie de ce que font les hommes, eut piti6 de ce malheureux

1. eos. 2. Tout ce passage est obscur; le texte semble corrompu. 3. irrößpouos. 4. Bzosruyhz.

5. £pyov &vopov; cl. II Pierre, II, 8. 6. vuxröc zwptz ou simplement &wpia«. Mot ä mot : Ev vuxri Kris, el. nox intempesla. 7. zody.iw.

10

10

159] VIE DE SEVERE. 59 “Ol 00 OD 0 ad re Kar hürly HANS. Lo = „asas oo ke D&D wow)! Jusoo „ass Nr gramm || ı5

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esclave et fit passer des gens en cet endroit. Eflrayes de leur propre audace ainsi que de cet incident imprevu, ils prirent la fuite, et l’Eihiopien trouva de la sorte l'occasion de s’&chapper de leurs mains meurtrieres, d&jäa pretes ä le mettre a mort.

Cet esclave fit connaitre l'attentat medite contre lu a un compatriote de son maitre, qui etait un tres bon chretien et craignait le jugement de Dieu. Ge compatriote, vu l’interet qu'il portait au maitre de l’esclave et la pitie qu'il ressentait pour l’esclave lui-möme, nous fit part de la tentative erimi- nelle de ces personnes, ainsi que de leur desir de meurtre, et sollieita pour l’äme * de son compatriote, assiegee par les demons, un secours chretien. Il s’interessait en eflet, disait-il, a celui-ci, en sa qualit& de compatriote. Lors- qu'il nous eut appris ces choses, nous lui demandämes si son compatriote possedait des livres de magie; car le fait qu'il etait magicien &tait en quel- que sorte connu de tous ceux qui etudiaient les lois dans cette ville.

Oui, dit-il, l’Ethiopien en a aussi parlö. Nous decidämes alors, moi, Evagrios, Isidore et Athanase ces deux-ci &taient d’Alewandrie, c’&taient deux freres animes d’une ardente piete ainsi que celui qui nous avail

fait connaitre ces choses, de nous adjoindre Constantin et Polycarpe, qui etaient de Beryte, pour deliberer sur ce que nous avions A faire. Le pre-

* fol. 121 veatl 2010121 va

7501. 121

"46

* fol. 121

60 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [60]

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mier' exercait depuis longtemps la profession d’avocat (dızavımr) dans cette ville; le second * &tait soldat dans la cohorte (r%&::) du prefet (örzzyog). Tous les deux avaient l’experience des aflaires, et fr&öquentaient avec nous les saintes Eglises. De plus, Constantin passait pour etre lami de celni qui avait dt accuse de choses aussi graves. Nous les mimes au courant des faits, comme il le fallait. Apres avoir delibere beaucoup sur les moyens A em- ployer * pour delivrer, avec l'aide de Dieu, cet homme de l’erreur des de- mons et du danger (xivdvvog) qui le menagcait, nous decidämes de nous rendre tous ensemble chez lui, de lui parler le langage de l’amitie et de luı dire que nous venions aupres de lui comme aupres d’un frere, que nous nous interes- sions A sa bonne reputation (drörnyız) et que nous voulions examiner ses livres A cause du soupcon auquel ıl etait en butte; que nous etions en &tat, avec laide de Dieu, de dissiper le bruit röpandu sur son compte dans toute la ville, si nous trouvions qu’en rdalite il n’y pretait pas.

Cette decision nous parut excellente et nous nous rendimes chez lui. Il nous recut tant A cause de son compatriote, et de son amı Constantin, que parce que nous avions tous l’air doux et l’aspeet humble. Nous lui fimes alors

part, avee toute la douceur voulue, des choses dont nous &tions convenus

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[61] VIE DE SEVERE. 61 BROOR TE. WC], rad » .& us „AR al; ga lau Sa x ass aD Noms ua Jo. zoll; aDor Say Nu]

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entre nous, apres l’avoir prie auparavant d’aceueillir en frere nos paroles et de ne pas prendre en mauvaise part notre admonition. Comme il avait cache ses livres de magie sous le siege de sa chaise, qu'il avait fait faire pour eux en forme de caisse (dr), et qui etait derobee a la vue de ceux qui se rendaient aupres de lui, il nous röpondit avec assurance : " « Puisque tel est votre bon plaisir, A vous qui etes des amis, examinez mes livres, comme vous voudrez. » Cela dit, il fit apporter tous les livres qui &taient places en vue dans sa mai- son. N’y ayant rien trouve, apres les avoir examinds, de ce que nous cher- chions, l’eselave de cet homme, dont on avait complote, ainsi qu'il l'avait dit, ’immolation et le meurtre', nous indiqua furtivement la chaise de son maitre, en nous donnant A entendre par signes que si nous enlevions seulement une planche, aussitöt les livres que nous cherchions apparaitraient. C’est ce que nous fimes. Lorsqu'il s’apergut que son artifice etait connu de tout le monde, il se jeta sur sa face et nous supplia, les larmes aux yeux, de ne pas le livrer aux lois; nous etions des chretiens et penetres de la erainte de Dieu. Nous lui repondimes que nous n’etions pas venus aupres de lui pour lui faire du mal, comme Dieu en etait t&moin, mais dans le desir de

sauver et de guerir son äme. Il devait toutefois brüler de sa propre main ces

1. yizızovia.

1012122

* fol. 122

+ fol.

b.

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62 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [62]

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1. Live : worßwljo1s. 2. umarwL; con. S. 3. Laaa>; con. S.

livres de magie, dans lesquels il y avait certaines images des d@mons pervers, des noms barbares, des indications presomptueuses et nuisibles, et qui etaient remplis d’orgueil et convenaient tout A fait aux d&mons pervers. Ger- tains d’entre eux 6taient attribuds A Zoroastre le mage, d’autres A Ostanes le magicien, enfin d’autres A Manethon. I promit de les brüler, et ordonna * qu’on apportät du feu. Entre-temps, il nous racontait qu’etant tombe amou- reux d’une femme, et qu’ayant pens& qu’a l’aide de ces livres, ıl triompherait de son refus d’avoir commerce avec lui, il avait eu recours A la perversite de cet art. Il ajouta que l’art des magiciens £tait tellement impuissant et que ses pro- messes 6taient tellement vaines que cette femme le haissait encore davantage; A cause d’elle, non seulement lui, mais beaucoup d’autres encore, s’etaient adonnes a la magie et A la sorcellerie. Il en &num6ra aussi les noms, en di- sant qu'ils possedaient egalement des livres de ce genre. Lorsqu’on lui eut apporte le feu, il y jeta, de sa propre main, ces livres de magie. Il remereiait Dieu, disait-il, d’avoir daigne le visiter et de l’avoir liber& de la servitude et de l’erreur des A&mons. 11 &tait en eflet chretien, deelarait-il, et fils de parents chretiens, mais il avait erre pendant ce temps-lä et avait adore les idoles, afın de se concilier les dömons malfaisants. Aussi lui lallait-il offrir [au Seigneur|

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[63] VIE DE SEVERE. 63 yo ud; > Iba, Ds ud] ..JoN „20 wlünn don Nas may Joa be ‚Loany a DR zZ olo „JoD/l N :alıs EAST da, ga <<! iDo| ‚La, OS )M>Dasl2o;

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1. wage; com. S. 2, Iuwoi8o.

un repentir et des larmes en proportion de son peche. Quand ces ouvrages, abhorres de Dieu ', furent brüles, nous mangeämes tous ensemble, apres avoir prie auparavant, et lou& et remercie le Seigneur de ce qui venait de se passer. L’heure du repas de midi tait en effet dejäa arrivee. Nous mangeämes les VI-

vres que chacun de nous *

avait apportes de chez lui, tout prepards pour son döjeuner. Parmi eux, ily avait aussi de la viande. Nous avions, en ellet, veille A ce que cet homme mangeät de la viande avec nous, parce qu’on dit que ceux qui se plaisent dans la magie et qui ont reeours aux d&emons pervers, s’en abstiennent, et consid£rent cet aliment comme impur.

Notre repas achev6, nous nous rendimes au temple tres venerable du saint apötre Jude, frere de Jacques le Juste, qui etaient tous deux fils de Joseph, l’epoux de la sainte Vierge, toujours vierge, Marie, Möre de Dieu, et qui etaient appeles pour cette raison fröres de Notre-Seigneur. Un certain Kosmas etait le pretre et le rapamovzpıos” de ce temple. Il craignait Dieu avec ardeur et s’acquittait de son service avec diligence. C’etait un ascete qui &tait orne de toutes les vertus du christianisme, et qui exercait ä juste titre® le ministere divin‘. Avec lui se trouvait Jean de Palestine, surnomme edgavns (Nactif) (?).

l. Beopıong. Heoßözruzros. ete. 2. C.-A-d. « le mansionarius (gardien); on peul aussi lire rposwova- eos en corrigeant |H-0jA en lu amd. 3. Brnafwg. A. Binzovia rob Deod.

* fol. 122

voq * fol. 122 voa

+ fol. 122

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6% ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [6%] 20; „2 JaD) ass JLassı 095 -.Loarir Iajoy 5A> 0 Jay Da 9 ‚vos, du lol Img >o ‚Joa „> Lsamalı.s, :Jooı us, Jam [5Ns Ss Adoo :Lwasäıs 0001 rs JNuo > o] Jooı I8r Lasyaas odı [Ja „g Ihdr " 095 " .Jooı oro Jooı alanıcy Na Jlassı oo» or> WERT ao! ol, Lu! ‚dudDas; Loasıs 501 SA gie JusoNs ol; won so : [ua lu. LraaS [uno JEN Ja Il un IS, amd Jr Jo . Das Lias oo ee > Joa “ooh.|; bunamls> > Nas u ga Da ges Lamas Kun dom us is EBEN EN am DL Jod) amrany od „is asllo lb Do Lrans Kun] ll] Joe Lan Ho liso)llz pol Milan Hansa oör Dado .JIora Jan) od gro sp Jana) 0 Jos MLDsanns so La aD Mao SD, Ns > ya las Jası> <> > Ser Jr 4) „> og Nase „oda u) So [is . ost

C’etait un homme qui, apres avoir etudie les lois, s’etait consaere dans ce temple A Dieu, en s’y adonnant ä la vie philosophique, et qui se rendit utile A beaucoup d’etudiants en droit de cette ville, tant par ses meurs que par les livres chretiens qu'il possedait, et qu'il communiquait et donnait. * Menas de Cappadoce, qui etudiait aussi en ce moment le jus eivile', rivalısa plus tard de zele avec lui. Il regut &galement l’habit (syäu.x) monastique dans ce möme temple, et il se proposait de retourner ainsi dans sa ville de Cesarde et de s’y faire admettre dans les rangs de son clerg& Jean avait voulu, A cause de la carriere (syägz) qu'il (Menas) avait d’abord embrassde, qu’il n’eüt rien a soullrir des egarements de la jeunesse, mais il monta ä Dieu* avee ’habit (syäp.e) meme dont il etait revetu®.

Nous racontämes alors ä Kosmas et a Jean‘ les eirconstances qui avaient accompagne la destruction de ces livres, et nous les suppliämes de prier Dieu pour l’äme de celui qui avait ete livre, ainsi que je l’ai dit, A l’erreur des d&mons pendant quelque temps, afın qu’il la delivrät compl&tement de l’erreur et qu'iil luı fit don du vrai repentir, et aussi, pour quil nous sauvät tous de la perversit& des demons. Lorsque le pretre eut dit pour celui-lä de nombreuses prieres, chacun retourna chez soi. Dans la suite, celui-läa fre-

l. 0 modıtıxov vönov. 2. mpög Beöv Enopsidn, ou Eksönumgev, ele. 3. Le texte de ce passage n'est pas tres clair. 4. oi nepi Kooyäv, etc.

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165] VIE DE SEVERE.

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1. aD sine >.

quenta avec nous pendant quelque temps les saintes Eglises, et oflrait chaque fois du repentir et des larmes pour ses peches anterieurs.

Comme nous avions appris ä connaitre, par son entremise, tous ceux qui dans cette ville se plaisaient dans la magie et possedaient des livres de magie, nous recherchämes comment nous nous rendrions aussi maitres de ceux-lä, ainsi que de tous ceux qui &taient attaches au paganisme et se livraient ä des sacrifices paiens. La plupart* de ceux que cet Egyptien nous avait nomme6s, etaient des gens de cette espece et nous dtaient connus depuis Alerandrie. Dans ces affaires, le grand Severe nous aidait aussi par des conseils. Il se rejouissait de tout ce qui avait lieu, et nous indiquait ce qu’il fallait faire. Aussi doit-il rougir de honte, des maintenant, l’auteur des propos tout & fait mensongers et des calomnies invraisemblables' qu'il a accumules contre Se- vere, apres les avoir forges de toutes pieces.

Pendant que nous rellechissions a ces choses, et que nous admirions tous ce qui s’etait pass& quand ces livres abhorres de Dieu* avaient et& brüles, no- tamment le repentir de cet Egyptien, le bruit de ce qui avait eu lieu s’6tait repandu partout, il arrıva qu’un copiste fit savoir a Martyrios, lecteur® d’une sainte Eglise de cette ville, et a Polycarpe, qui a et mentionne plus haut,

1. arıdavos. 2. Beowiong, Deonne)uaros, Beootuyns, ele. 3. Avayvwarns.

PATR. OR. T. I,

* fol. 123

ra.

* fol. 123

* fol. 123 roh.

* fol. 123

66 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. 166]

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1. esadoL: corr. S. 2. woAdonl: corr. S.

personnes actives et montrant du zele dans ces aflaires, que Georges de Thes- salonique lui avait donne un livre de magie pour en transerire un exemplaire. Ceux-ci nous firent savoir ce qui leur avait &t6 dit. Nous denongämes lä- dessus Georges, Asklepiodotos d’Heliopolis, Chrysaorios de Tralles et Leontios (& cette &poque wzyıoraog), qui etudiaient les lois A Beryte, ainsi que d’autres encore, A Jean, le pieux eveque de cette ville. Cet Egyptien nous les avait aussi dönonees comme tels," et ils avaient encore cette röputation, en quel- que sorte, aupres de tous les habitants de la ville. L’eveque nous adjoignit des membres du elerg6 et nous ordonna d’examiner les livres de tous ceux- -Jä. Les grefliers de l’Etat ( (dnpsero:)' etaient avec nous. Toute la ville etait en smoi de ce que beaucoup &tudiaient les livres de magie au lieu de s’appli- quer aux lois, et de ce que Leontios, dont il a et& fait mention, leur faisait du tort par son paganisme.

Ce Leontios etait un homme qui savait tromper. Au lieu de s’adonner A la science preliminaire®, il dressait des horoscopes, predisait l’avenir, annoncait A tous ceux qui le fröquentaient leur election” en qualite de

1. Mot a mot : « ceux du önpöcrov ». 2. nponadete. 3. Proprement : « Elisait (&yeıgeröver) Lous ceux qui le frequentaient prefets ete. »

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1. 1AS5L; corr. S.

prefets et de hauts fonctionnaires, et les amenait ä avoir recours aux idoles. Tel etait chez lui l’art de la tromperie que quelqu’un d’entre les grands de cette &poque, qui habitait a Byblos, [devint aussi sa dupe]'. On racontait en effet au sujet de Leontios l’'histoire suivante : Le personnage en question lui ayant demande ce que sa femme, qui &tait enceinte, enfanterait, il lui avait röpondu, en lui donnant ä eroire qu’il caleulait et conjeeturait d’apres ses inepties, qu’elle mettrait au monde un garcon’. Etant ensuite sorti de la maison, il avait pris A part la portiere” et lui avait dit : « Le maitre de la maison m’a demand& ce que sa femme enfanterait, et jai repondu : un garcon, ne voulant pas le chagriner d’avance, lui qui desire avoir un gar- con. Mais ä toi je dis la verite, garde-la cache pour le moment : L’enfant qui lui naitra sera certainement® une fille‘ ». La-dessus, Leontios &tait parti. Dans la suite, la femme ayant mis au monde une fille, ceet homme s’etait irrite de ce qu'il avait &te trompe et avait fait venir Leontios, afın de le convaincre de mensonge. Mais celui-ci se tira d’aflaire avec le temoignage de la por- tiere, parce qu'elle etait ägee” et qu'elle paraissait meriter er&ance.

1. Le ms. semble presenter une lacune ici. 2. Mot & mot : « un mäle ». 3. za&vrwz. A. Mot ä mot : « une femelle ». 5. Lilteralement : « parce quelle ayait la dignite de la vieillesse ».

“18

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* fol. 123

68 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [68]

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1. kiba>; corr. S.

Il nous fut possible de savoir etaient les livres de magie de Georges et d’Asklepiodotos, et nous les apportämes au milieu de la ville. Mais ceux des autres nous echapperent en ce moment, parce que leurs possesseurs s’etaient enfuis et les avaient cach6ös. Toutefois Chrysaorios souleva contre nous des perturbateurs parmi ceux qu'on appelle Poroi(?)' et que les etudiants en droit ont l’habitude de nommer compagnons(?)”, gens de m&urs infämes, qui vivent avec arrogance, sont souvent meurtriers, et ne menagent pas l’öpce. Bien que le peuple tout entier craignit Dieu avec ardeur," qu'il se füt souleve contre ces gens, et qu'il promit de nous aider, Constantin de Beryte, qui etait & la tete d’une grande et puissante fortune (sdstz), menaga (deeida?) encore d’a- mener des paysans et de faire saisir par eux tous les chefs des dits compa- gnons°. Mais pour que cette affaire ne tournät pas en mal, lorsque Leontios eut &t& pris par des personnes zelees et alors qu'il allait se trouver en danger (zıvöuveicw), nous lui assurämes, non sans peine, la fuite et le salut‘. Ne pou- vant pas punir pour cause de zele ceux que nous avions excites [au zele], nous mod6rions la violence du mal dont ils se rendaient coupables, en leur

1. röpvor « des mignons »? 2. Eroigor? ou plulöt Erauptöru? 3. Passage dilfieile. A. Peut-etre vaut-il mieux traduire celte phrase comme suit Sans celte mesure, nous aurions ele mis dans quel-

que mauyais cas. Ce ne fut pas sans diffieult€ que nous assurämes la fuile et le salut ä Leonfios, lorsqu'il eut te pris ete. »

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169] VIE DE SEVERE., 69 alasas | I->} Js | > +8 Jo, Lvarıı, Jun.] „ass ‚oolass J ag SEHR ‚uhso Jel; gl als Nr JAssy :aasS | 2 Jo :Jlaa;s J5N5 nn 07 ISA lo nam sol; ode Nun wan., ] „2 Jhoddio „rohr

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disant qu'il nous fallait plutöt convertir les ämes de ces gens ala crainte de Dieu, comme l’ordonne la loi divine quand elle dit : « Je ne veux pas la mort du pecheur, (mais) (afın?) qu'il se convertisse et vive! ».

Nous nous occupämes aussitöt de brüler les livres de magie qui avalent deja ete saisis. C’est pourquoi ayant pris avec nous, sur l’ordre de l’eveque?, le defensor (£x8:205) de la ville, les grefliers de l’Etat (Inuscroı)? et les membres du elerge, nous allumämes pour ces livres un feu devant l’eglise de la sainte Vierge et Mere de Dieu, Marie. Chacun regardait brüler les livres de magie et les signes diaboliques, " et apprenait ä connaitre auparavant, par les lec- tures que faisait celui qui les livrait aux flammes, la fanfaronnade des choses eerites, lorgueil athee et barbare (B4s6220:) des d&mons, leurs indieations malfaisantes et remplies de haine pour les hommes, ainsi que l’arrogance du diable, qui enseigna ä promettre et ä accomplir des choses horribles de ce genre. Telles etaient en effet ces indications : « Comment faut-il troubler les villes, soulever les peuples et armer les peres contre leurs fils et leurs petits- fils'? Par quels moyens on rompra les unions legitimes et les cohabitations Comment on amenera par violence une femme qui dösire vivre dans la chas-

1. Ezech., xxxuur, 11. 2. äpyısoeös. 3. Cf. plus haut, p. 66, note 1. A. Litteralement : « contre

ceux qu’ont engendres ceux qui ont &te engendr6s par eux ». 5. ouvorunstz.

* fol. 124

fol. 121 L.a,

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* [fo]. 12%

eu:

70 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [70] Bas ha ol )Numan- Jan lad ll; Lass jan, au a A wl ky Delape Jagll Hasını ol „os gan 1.303 Iuydas or DAL 2 oa a ‚anal )Lasyı Kama; aan wa No .aaıı| Ni> ass JarLo Jain Sasal bar on ‚Joa Na (mNao oo „0 «Joa gu )au>o gamral; yel 09 Jooı )yt->0 Dr Joh [E57 POTENSCH J;ko go MS Jwarisy Lusaso Jooı Ja ..JjopAno: zahanı oz; I Ds us u; kyrtas "Oh Ds} Das Mau Jia Jspady 05° Wuaoı Juns] .„Jooı Mm] odsaal Sana, una (van = Jo ua I yo; “usaäno is] -.Lus; Duo LeL, 2 or | Fr a > Ze wor ol . Nuss Nox |Naasso .JarLo Jän Aus Ja aan BR BENEN hrs Jo el: » ‚|Neio ans „olam Las Jr INio0; 00 „SL od rd JM han, ad ano] haar Jjas Dayo Dsyo ‚Jo For ua -.uodı [Nine

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tete A l’amour illicite', ou comment on commettra° l’adultere et le meurtre, ou comment on cachera le vol. De quelle maniere on forcera les juges ä rendre pour soi une sentence d’acquittement’ ». A cause de ces indications si infames, le peuple tout entier poussa de nombreuses clameurs contre les paiens et les magiciens, et benissait et comblait de louanges ceux qui avaient veilleä ce que [ces Ecrits] fussent divulgues et livres au feu‘.

Voilä quels furent les fruits des conseils du grand Severe. Dans ces aflaires, il dirigeait comme un chef d’arm6e, mais pour ne pas avoir l'air de se donner en spectacle, il se tenait tranquille et s’appliquait a l’ötude des lois. Aussi* celui qui a altörd la veritö par son mensonge et sa fietion, a-t-il port& contre lui une aceusation qui ne peut nullement &tre d&emontree’ et ne saurait en rien etre &tablie.

Peu de temps apres, il se passa encore un autre evenement : des vaga- bonds, des va-nu-pieds“, des magiciens, suivis du ramas de l’univers, vinrent a Beryte. Ils promettaient de faire apparaitre des tr&sors, et avaient compos& Vinepte histoire suivante : « Darius, roi des Perses, quand il etait venu jadis dans ce pays et dans ces lieux, il exista avant notre temps des villes, avait cache beaucoup d’or, et autant et autant de talents d’or, ajoutaient-ils; ils

1. ävonos. 2. rorpäv. 3. Mot A mot : « une sentence de victoire » Yigoz virntöptos; cl. PASSOW, Handwörterbuch der griechischen Sprache®, sub v. Yäpog. A. Le sujet des deux derniers verbes n'est pas exprime dans le texte, qui presenle probablement une lacune ä cet endroit. 5. &vanößsızroz.

6. Bwuoröyar.

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[71] VIE DE SEVERE. 71

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1. Sie codex. j

avaient appris la chose par le r&cit des mages et des Perses. » Apres avoir invente cette ineptie, ils se demandaient qui ils trouveraient de nature ä acceueillir leur tromperie, et qui, par manque d’intelligence, perdrait, dans l’es- poir d’obtenir des biens, m&me ceux qu'il possedait, et serait la vietime de cette bouflonnerie persane.

Mis au courant des faits et gestes de Chrysaorios, ils lui firent connaitre leur fable. Celui-ei ladmit sans diffieultö, et demanda comment ils stempare- raient de ces trösors. Ils lui repondirent que l’aflaire exigeait le secours de la nöcromancie ', qu’ils avaient parmi eux quelqu’un qui s’entendait A ces evo- cations; qu'il fallait encore un endroit cach& A la foule, afın, disaient-ils, qu’on ne les surprit pas“ dans leurs op6rations.

Chrysaorios, en homme depourvu d’esprit, [ajouta foi] ä ces paroles?. Ayant eu pour un certain motif une conversation avec le rzpauovzgıs de la chapelle dite le second martyrion', il lui fit part de cette promesse de tresors. Celui-ei, comme il &tait faseine par l’or, röpondit qu'il y avait beaucoup de tombeaux isoles dans le temple dont il avait la garde, et qu'il leur serait possible d’y accomplir, au milieu de la nuit‘, ce qu'ils avaient en vue. Ils se rendirent done tous, apres avoir attendu ce’ moment, au mar-

1. Mot a mot : « divination par les morts » vexpopavreia. 2. Le verbe de cette phrase a &lc

omis par le copiste. 3. waprögtov. A. awot OU Awpid TTS VURTÖG, TWV VURTWY, YUATOS Awpl, VURTOz Kwmnic,

ou simplement : &wgt, &wpi«. 5. 6 ToLoUTaz.

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Efole1 va,

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* fol. 124 v°b-

72 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [72]

[72] dyb god wuro, 001 ba 5 wor hun] „Lisam Lois umso a <! oa or gas vn Ami mon alu Js >Do Ja Ds Ss ‚oo 50 „ads JMuis, hozan Dass oa> Aus Jas I; Lissaaso . \wassol mo, aD anazl] „> :bor ul; Inaoı> Loon 20 wa ‚Joh; LI Vor wassolao;s 50 ade .Jyörm ass aaa, road; . kan! an » ‚asrso u| aaa So 55 tl un Do Jsadu Isla... yulı LI yaro .. au r SD .0rs hola; hass > LA5 |. Juanope ur 01 „or ‚Js Nino, INS ji A00 .- JLsaasoy Joor Johaso JAumäs, ko +5, So 2 „eis [85] Jul ad [Ass SAuo dor 20 Inu Jooı oJ Jans 45 0010 :ura Jar 05 Nussfa us Nas Ja] -.ooolan)ı wu! Is] 1) as] SL Jyörar Joel kuss > rd Das, JUascı dn „5 „soo Ki as INS; 0 \vodn . wasolmorn, pas oo; Nösnl] :karlo Los 0 „20 „0001 gan

1. & addidi-

tyrion‘. Ges vagabonds et magiciens d6elarerent alors que des objets en argent leur &taient necessaires pour cette entreprise, aux uns, pour aller ä la mer qui etait proche et Evoquer au moyen de ces objets les d&mons, gardiens de ces tresors; A cet autre, pour pratiquer Ja n&cromaneie * dans les tombeaux situ6s dans le temple. Pouss& par l’espoir de l’or, le ministre indigne de ces martyrs, obeissant ä Chrysaorios, les aida a commettre leur saerilege. Chrysaorios pour sa part donna A certains d’entre eux des objets d’argent avec lesquels ils ne tarderent pas A prendre la fuite, aprös avoir fait semblant de se tenir d’abord devant la mer, et d’evoquer, avec ces objets, les d&mons, gardiens de ces tresors imaginaires. Quant au raozuovzoros, il prit parmi les vases sacres® l’en- eensoir d’argent, et le donna ä celui qui promettait de pratiquer la neero- mancie,* d’&voquer de force les Ames des morts, et d’apprendre d’elles en quel lieu ces tr&sors ötaient caches. Mais au moment m&me le magicien com- mencait cette evocation diabolique et qu'il portait l’encensoir, le Dieu des martyrs punit ces gens. Il fit trembler le sol sous leurs pieds, au point qu'ils furent tous ä demi morts' de frayeur, s’attendant A voir le temple tout en-

tier s’&erouler sur eux. Oppressös par l’angoisse, ce vagabond et magicien c C o

' UR - EAEN Her , & = 1. wapruptov. 2. Cl. p. 71, note 1. 3. t& iepx axsun. 4. Hudvärez.

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[73] VIE DE SEVERE. 73 092, Län; Jua,] „asp Jooı Yan Wasopia0 0 aa] usa JNuas go ara soll]; gas al „> :0001 Kaas Hazsı

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1. wusvoll: corr, S.

(— le neeromancien) ainsi que Chrysaorios eurent beaucoup de peine & &chap- per au danger (z!vöuvog) qui les menacait. Les pauvres qui dormaient dans ce temple s’etant rendu compte de ce qu'’on avait os&e accomplir, pousserent des eris et allerent faire connaitre ces faits en ville.

Un nouveau soulevement de tout le peuple r&sulta de la contre les paiens et les magiciens, et de nombreuses clameurs s’eleverent contre celui qui n’&tait pas digne d’ötre appel& razauovipıos et aussi contre Chrysaorios, au moment ou l’on eelebrait la comme&moration et la fete du tres glorieux [saint| Jean, Baptiste et Pr&curseur'. Le raganovzg:os, apres avoir 6te arrete, puis repri- mande par l’&v@que, fut envoy& dans un couvent, avec delense d’en sortir pendant un temps determine. Quant A Chrysaorios, il s’enfuit en ce moment de la ville, et ce fut au prix de beaucoup d’or qu'il acheta plus tard le droit d’y rentrer. 'Leontios s’clait en effet decide, apres avoir pris la fuite lors du premier soulevement, ä recevoir le divin bapteme dans le temple du saint martyr Leontios, et c'est ainsi quil avaıt pu rentrer dans la ville. Il etait revenu en confessant qu'il &tait maintenant chretien, et en suppliant tout le monde, dans le vötement blanc des Inouveaux| baptises, de lui par-

donner ce qui avait eu lieu anterieurement.

1. 6 Bantıorns za Ilpoögouos.

* fol. 125

* fol. 125

* fol. 125 sob.

21010125

7a ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [74]

a0 10h. Kara, ua s Dr zamı wasolmors oo 3 Jor>

lies hai 1]3] Sana Eee ee

a Jyöry Jo Os J Jaaziy, or Joor Aal KöNso :o-saa N has ol, ans] » ‚hy has ou Jans ..orum laduuallı od olr yl afgı Da sjlaapır JaNE ‚son I ale „Ja Jaariı, dar [EN or ad wol Ju Ks \wl his; asp} Io Ns ]y \vorolo woraise -.orD Joor Malz Kokos; Lulsös ‚ook amo bie] yaa Iuuol or: „-JAsas 043 „a9 wall JAN) oo ‚ohasj; —o Ja5äs, Jay: Jad OLI0O yo JlasıL 0 mas 2 ki Syhb IS5l > yel ‚Joa +20 yl Lot ERBEN 3 ."voaaaäı Sy] :ayadordmlıo Fila, Kranz Ja AS) Sao „5 .onljl So Insadı> Hi>Noo Jlas;i; omas -.043 Joor Auly dor Jar ISjolano .SJyoNhus wasolamors JeSl> ol Da ar Js kn! ., Loot DS fun 0 JH od Ir; Jän; Joe JAsa, Kasasamı [io goes

1. aahll»; corr. S. 2. 000.

Mais pour que Chrysaorios n’eüt pas la presomption d’ötre sage et ne s’imaginät pas que gräce aux demons, A la magie et ä la richesse, il avait seul triomph& dans les soul&vements qui avaient eu lieu contre lui, les livres de magie qu'il possedait n’avaient pas et& brüles, le Dieu des martyrs qu'il avait foul6s aux pieds, se vengea de lui de la facon suivante. Quand il eut r&solu de retourner dans son pays, il loua un navire sur lequel il chargea tous les livres de magie qu'il se trouvait avoir acquis, au dire des personnes bien inform6es, au prix de beaucoup d’or. Il embarqua encore les livres de loi et la plupart des objets d’argent qu'il possedait, ainsi que ses enfants' et leur mere qui etait sa concubine, et ordonna de mettre A la voile au moment qu'il eroyait propice avec beaucoup d’autres personnes, apres avoir consulte quelque trait@ de magie, le mouvement des astres et ses caleuls. Lui-meme devait retourner dans son pays par voie de terre®. Le navire mit done ala voile sur la promesse * des d&mons et des astrologues (&srgor3yo:) qu’il serait sauvd avec tout ce qu'il contenait. Or, malgre la magie et les livres de magie, il fut englouti, et rien de ce que Chrysaorios avait embarqu& ne fut sauv&. C'est par ce chätiment que le Dieu des martyrs punit en ce moment

1. notöec. 2. Le seribe semble avoir oubli& quelques mots devant cette phrase, tels que : y »8 on jols yel Lom |ea8.

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10

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[75] VIE DE SEVERE. 75

yel 7 :Lam.o era, sous Jo woraus Jlas,As 3} Ip

» Jro Jası.os ;Na an; 9

Je .amhal| Nflaim Jane „| 1201 yalıy Lusöh do

kan! NMloy Kai, JHass}ıo las, „um )asaa 0 SA baräS ul} od .kunaso war „00580 [ji Jo; |NassN amoll|; ‚eos /ra pe hassro uoas;so Mas as |ax;alo N ONaruS „do Sam lsıladı „bauas Mas ao za Do ass zo || rs oa „ol yo I Nas) Alaao _ ee lDar od > La! Seil )as,is o| Jlaaı., kus;> Smoke örs au5o JoNi, as wu | Jod) us SA Jo Lsadins |y oo „mohss wol aan 001 ir 00 ar 1 Sy han har asaas ad. oh] \| don a 00 "zo Is ul aan Jr Kuss Aus 093 ua is]

1: alaNs.

cet homme insensible, parce qu'il n’avait pas voulu se rendre agr6able & ui par le repentir,. ni tenir compte du premier chätiment, mais que, comme

Pharaon, il avait persever@ dans son obstination '.

Il semblera qu’il stait inutile de raconter ces* histoires. Cependant, comme elles contribuent A refuter la magie et l’erreur des paiens, nous avons cru bon de les ajouter, a juste titre?, ala gioire de Dieu tout-puissant et de notre Sauveur J&ösus-Christ ', qui surprend les sages dans leur ruse °, et qui a pre- eipit& Pharaon dans la mer avec ses chars, ses cavaliers et les sages de l’Egypte°. D’ailleurs ces histoires ne sont nullement &trangeres A notre sujet que nous traiterons dorenayant, en &vitant toute digression. Nous avons montre suflisamment que jamais le serviteur de Dieu et pontife’ Severe n’a pu etre surpris en train d’oflrir des sacrifices paiens ou de se livrer a la magie, comme le calomniateur a eu l’audace de le dire. Celui-ei, quel qu'il soit, sera puni par Dieu‘, des ce monde, s’il est encore en vie, pour la calomnie qu'il a inventee de la sorte, et s'il a quitte la vie humaine, devant le tribunal que

1. ordnporpaynAia. 2. ol rowüror. 3. dnaiws. 4. 5 ueyas heö; zur swrnp numv ’Insous Notarö;. J

5. Job, v, 13; I Cor., ııı, 19. 6. Lev., XV, 4. 7. &pyıspeüs. 8. dtanv Bwast 1a Bew Umso.

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* fol. 125 va.

* fol. 125 yo

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76 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [76]

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1. 299; corr. S.

personne ne peut tromper.' Ce patriarche' de Dieu £tait, en eflet, a Alewandrie et en Phenicie, avec ceux qui, avec la seule aide*de Dieu et de Notre-Seigneur Jösus-Christ, traiterent comme ils le firent les paiens, les magiciens et les dieux des paiens. I] etait surtout avec eux en Phenicie, parce qu'il possedait dejäa bien’ la philosophie pratique, par la suite de son &mulation avee Evagrios, et parce quiil etait mieux au courant de la science et de la theorie (Bewgtz) des doctrines, depuis qu'il s'appliquait ä la leeture des &erivains ecelösiastiques.

Lorsqu'il eut bien® profite de celle-ei, il composa un panegyrique sur le divin apötre Paul; offrit ce premier discours ä Dieu et le supplia, par son in- termediaire, d’etre jug& digne du bapteme sauveur‘. Tous ceux qui le lu- rent’ admirerent sa science des divines Eeritures°, de m&me qu'ils admi- raient son application A l’&tude des lois. L’admirable Evagrios, en considerant cette science, me reprimanda vivement. « Pourquoi, me disait-il, apres avoir acquis tout ce savoir et avoir suppli@ Dieu au sujet du divin bapteme, Se- vere tarde-t-il a le recevoir r&ellement? D’ou savons-nous qu'il persäverera dans son intention et son desir actuels? S’il ne participe pas aux saints mys- teres, bien plus, s’il ne recoit pas immediatement le bapteme sauveur', tu

1. apyızpeös. 2. wavn Bandsin. 3. Travoz. A. mol awrnpioy (owrnpiääovg) Bartioparo; adımdrvar.

5. naytz; 01 Evruyovres. 6b. T& Beta Adyıa.

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subiras ä sa place un grand chätiment.” Car c'est ä toi qu'il doit cette science, celui qui tarde ä montrer egalement dans le bapteme les fruits du repentir, qui hesite ä recevoir le sceau royal‘ et A etre compte au nombre des serviteurs de Notre-Seigneur Jesus-Christ. Mais si tu t'interesses a ton salut et au sien, fais en sorte qu'il recoive immediatement la gräce divine® ».

A la suite de cet entretien, j’allai trouver Severe et je luı rapportai les paroles du pieux Evagrios.

Vous exigez de moi, me dit-il, que je me couvre de souillures apres le bapteme sauveur. Car je vois souvent des jeunes gens captives par les femmes publiques, et j’'habite dans une ville qui est une source de plaisirs®. Attends que j’aie fini l’ötude des lois, et je recevrai le bapteme & Alewandrie, ou tu m’aflirmes qu’en tout temps regne l’orthodoxie'.

Depuis quand, mon cher ami’, lui dis-je, sommes-nous sürs de la vie, ne füt-ce que pour un seul jour, voire meme une heure quelle qu’elle soit? Et quelle excuse aurons-nous ä donner au dispensateur de notre vie, au juge etä Dieu, [si], apres avoir acquis une si grande [science], nous ne lui avons pas

obei, quand il dit: « Si un homme ne nait pas de l’eau et de lesprit, il n’entrera

1. 1 Baoriınn (= Beia) ogpayis. 2. 70 Belov yapısua (= Bartioun). 3. höovav anyh. A. Öploöndte.

5. & Bauussıe. 6. Passage obseur; pour le mot « seience » que nous avons supplee, cf. p. 76, 1. 11.

* fol. 125 vaıns

* fol. 195

* fol. 126 r’ a,

* fol. 126

ra.

78 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [78]

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1. Lojpsmso; corr. S. 2. Heute: corr. S.

pas dans le royaume des eieux' » et : « Celui qui connait la volonte de son maätre et qui ne l’aura pas accomplie, sera frappe de nombreusx coups? » et: « Si vous entendez sa voi.c, n’endureissez pas vos c@urs pour lirriter® ».

Reponds done de moi, dit-il, aux fonts baptismaux ', et je me ferai bap- tiser quand vous voudrez.

Mais* je refusai pour le motif suivant : Je ne communiais pas avec les eveques de Phenicie, mais avec les saints Peres d’Egypte et de Palestine, dont les chefs ötaient de grands athletes (&ywvisrai) de la religion ’. C’etait Pierre, du pays des Iberiens, qui fut evöque de Maiouma et qui se distin- gua par une philosophie remarquable, par la pratique de la vie monastique, et par l’accomplissement de miracles apostoliques. O’etaient Jean, archiman- drite [d’un couvent] d’Eyypte et eveque de Sebennytos, et Theodore, eveque d’Antinoe, ce grand vase de perfection, par l'intermediaire duquel Dieu accomplit, comme avec les autres, beaucoup de miracles, et fit don de la vue A un aveugle. C’etait encore celui qui fut de nos jours le second prophete Isaie, lequel n’herita pas seulement du nom du prophete, mais encore de sa gräce [prophetique]”, et qui brilla parmi les ascetes comme le grand An- toine. Je refusai done pour ce motif la proposition de Severe.

1. Jean. ıı1, 5. 2. Luc, xır, 47. 3. Ps., xc1, 7-8. 4. Odxoiv, avadekai we, elnev, Ex told Bantionatos.

5. edoeöeıe. 6. Mot A mot : « de la ville de Gaza sur le bord de la mer » (Ta rpös Barascav, Iniverov Txlatwv, 7d napada)drtıov pepos ns Talaimv no)sws). 7. Yapıcpa (mpognT.ov).

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Prie alors, me dit-il, ladmirable Evagrios, qui insiste tant pour que je recoive la vie &ternelle par le bapteme sauveur, d’etre mon pere spirituel et de se porter garant de ma foi il communie avec toutes les saintes BE glises et je me ferai baptiser, si cela vous plait, dans le temple du tres illustre martyr Leontios, qui se trouve ä Tripolis.

Je promis avec plaisir de le faire. Lorsque j'eus prie l’admirable Evagrios ' de se charger d’etre le parrain de Severe, il me fit d’abord la möme demande''. Il apprit alors ce qu’il fallait, et je lamenai accepter] par le langage que je lui tins. « De meme, lui-dis-je, que tu m’avais d’abord impose une charge, de m&me je t’en impose une autre ä mon tour. J’aı amene, avec V’aide de Dieu, ladmirable Severe A se rendre avec empressement a ton exhortation et a ne differer nullement la gräce” par erainte. Or, il convient maintenant que tu deviennes son pere spirituel,, si tu ne veux pas ötre un obstacle ä son salut, et te condamner ainsi toi-m&me au chätiment dont tu m’avais d’a- bord menace. »

Il nous sembla bon de faire part de cette resolution A nos autres com-

pagnons; puis, moi, Evagrios, cet homme si vertueux, Elisee, a l’äme pure

1. Proprement : « il me retorqua ma demande ». 2. yagıoyıı (= Bartıoye).

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* fol. 126

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* fol. 126

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* fol. 126 va.

* fol. 126

s0 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. ; [50] Jan2olo „Laos | oaaıs [3,5 00 saIio .JLo5uas Im oa wayolo as hrlo unse ans 0 " wojoyasjo | sa Sat!

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1. wuNaßsol. 2. wojo,Wo0Io. 3. 0595; corr. 8. I. bel: 5. hadao Mass.

comme l’or, l’admirable Anatolios, le pieux' Zenodore, ainsi que d’autres encore, nous nous rendimes avec Severe au temple du divin martyr Leontios, a Tripolis.

Nous le conduisimes aussitöt aupres de Jean, ce grand philosophe de Notre- Seigneur Jesus-Christ, tant dans la pratique que dans la theorie *, qui depuis sa jeunesse etait consacr& A Dieu, et qui depuis son enfance 6tait assidu A l’au- tel du saint temple en question. Il vecut A ce point dans la erainte de Dieu qu’il eleva A cöte du martyrion une demeure de la vraie philosophie, et qu'il engagea beaucoup de personnes ä se debarrasser des entraves du monde pour embrasser la vie monastique, " ä rejeter les vaines esp£rances" qui ne different en rien des songes, et ä preferer la loi de Dieu & tout ce qu'ils possedaient. Il versait de tels torrents de larmes A la suite de ses nombreux g&missements que ses yeux portaient la trace du flux eontinuel qu'ils faisaient jaillir.

Sev£re fut done d’abord catechis& par ce Jean, qui excellait autant dans les vertus pratiques que dans les theories (Beogizı) spirituelles, et qui etait p&- netre des doctrines du mystere divin. La leeture des homelies catechetiques de Gregoire, früre du grand Basile et &veque de Nysse, de Cyrille de Jerusalem

1. gi.öyptoroz. 2. Proprement: « la science ». 3. xeval Eintözz.

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[s1] VIE DE SEVERE. N REN Jsol-20; Lupo us [25 001 „iuaso yaDajoly wa Dsjao 20 :lway ‚Joa J;» )ADsis dor $roäso No wasso)lo Luk Du Nıs, od Jwas,2o (asaco Ja iarollo . JauoD N 20 ;Aso

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1.809 ; Bysaao. 2. um. 3. 588: con. S.

et du grand Jean, l’initia ensuite aux theories (Newpizı) divines et aux sym- boles du bapteme'.

Apres cela, nous nous rendimes au temple; nous nous presentämes au pretre et rzg2povZeros du martyrion, nomme Zeontios, et nous le priämes de baptiser le grand Severe. Jean, cet homme admirable par ses vertus, avait prie auparavant Scvere, pretre de la sainte Eglise de Tripolis, qui &tait orne de toutes sortes de dons et qui occupait le premier rang” dans la noblesse divine de cette ville, lui aussi s’etait approche de Dieu par de bonnes &uvres et avait prefere la gräce divine A la carriere du barreau (syzsTı74), il l’avait prie, dis-je, lui et le clerge de l’eglise, de nous aider " dans notre täche et de preparer sa maison pour recevoir celui qui allait etre baptise. Il etait venu avee nous, et s’etait charge de tous les soins que r&clamait cette affaire. Gelui qui est aujourd’hui &veque° de Dieu fut done baptise dans la chapelle' du divin et vietorieux martyr Leontios. L’admirable Evagrios röpondit de lui aux fonts baptismaux ® et fut son pere spirituel. Des qu'il eut participe aux mys- teres divins’, on put prevoir ce qu'il serait plus tard. Il s’etait, en effet,

1. 7% e)oöneva? releiwsıs? Ce passage n'est pas tres elair. Nous avons rallache [UN wasollo etc. a loo IL5s. Peut-eire vaul-il mieux ratlacher ces mols a HP „> el lraduire : « Il fut ensuite instruil

par Gregoire, ete., en lisant leurs homelies cat&chetiques, leurs th&ories divines et leurs symboles du bapteme ». 2. 7& npwreia eiys. 3: üpyrepebs. 1. paprüptov. 5. Kaddtvıraz. 6. aurov Er Tov Bantio- hartas avedsiorto. 7. incl Twy Fylmv HUOTNplWv WMETEOYE.

PATR. OR. T, II. B

* fol. 126

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* fol. 126

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* fol. 127

* fol. 127

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32 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [82] go Da .Jad]) auası olasıa. NAs Sache]; go Jun] > od San JJ)> yon :lasuaa (sa, 5As > Joa a) Dua, 045 -.zohsas „lo Ups KD20 jsanl] «ao Josh Imoas, der o_5 .Jocı my» rt 0 Jod, dus lab Syls enamlo aa) Jasy);o Load dwaa; Jlais, eo Aapo JN is os Loc Ju] or u Sn walyıan Lumasäsıo Jäln |Amä, 5A> go Dasoı nis

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1. 8924: corr. S. 2. „l ante HADss cum S. supplendum? 3. wo.

approch& de Dieu avec une telle foı que tous ceux qui furent presents louerent Dieu au sujet de sa componetion. Comme il devait, apres le septieme jour, quitter les vetements blanes, qui symbolisent l’aflranchissement, et les mettre de eöte, il fut triste quelque temps, et desirait, en quelque sorte, s’en aller alors ä Dieu, avec cet ornement et ce costume (syäpz). Tant ıl etaıt penetre de douleur, et si grandes &taient sa connaissance et son intelligence de la cerömonie ' divine et mystique!

Apres les jours fixes et legaux, nous retournämes a Beryte, munis de prie- res du divin martyr et de ces hommes admirables. A partir de ce moment, Severe fit de tels progres dans la vertu, ä l’exemple de son pere (spirituel), “qu’il jeünait, pour ainsi dire, tous les jours, ne prenait jamais de bains, et n’accomplissait pas seulement les devoirs du soir dans les Eglises de Dieu, mais aussi, la plupart du temps, y passait une bonne partie (?) de la nuit. Tout cela afın que son corps maigrit, que sa chair se consumät, et que sa vertu grandit davantage. Il cherchait ainsi un refuge en Dieu, tout en &tudiant et en approfondissant sans reläche le droit pendant les jours nous avions cours*. Aussi en vint-il a posseder dans les lois le savoir d'un professeur, et

1. redern (Tedeiwarg). 2. Mot a mot : « pendant les autres jours » = les jours aulres que le samedi apres-midi et le dimanche,

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[83] VIE DE SEVERE. 33

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etait-il tenu dans une pareille estime par la plupart des ötudiants capables de juger sans envie le merite '. D’autre part, nous consacrions avec joie, a l’etude des doctrines divines, le temps dont nous tions convenus entre nous des le debut.

Pendant que notre vie allait de ce train, Evagrios, ce grand vertueux, ne cessait d’amener beaucoup de personnes ä l’amour de la philosophie divine et A la vie monastique, et ne cessait de rappeler l’aseetisme de ceux qui culti- vaient la philosophie en Orient. Or, tandis que je mettais par erit les ex- ploits® de ces hommes inspires de Dieu®, de Pierre l’Iberien, dis-je, et d'Isaie, ce grand aseete d’Egypte, car ces deux hommes," pendant leur sejour en Palestine, s’etaient acquis une grande r&putation aupres de tous les chrö- tiens, Anastase d’Edesse, dont j'ai parle plus haut, eut le premier une aven- ture‘ dans le genre de ces histoires, aventure qui vaut la peine d’etre admirce et racontee. I] vit, en eflet, en songe Pierre, ce grand eveque° de Notre-Sei- gneur Jesus-Christ, auquel fut aussi donne le nom du prince des apötres, qui lui ordonnait de venir immediatement, en montant ce qu'’on appelle un Besndos (cheval de poste). A son lever, Anastase me fit part de sa vision et de l’ordre qu'il avait recu, et me deerivit aussi la personne (mg0sorov) sacrde" de

1. Ce passage n'est pas tres clair. 2. äptorsupara? 3. Deozöpnt. Ai. npodmadev? 5. Apzıspeuz.

6. iepoc.

* fol. 127

rc bh.

t fol. 12

#t0l. 197 va.

* fol. 197

54 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [84]

Lo ud. DI iopells wood] Ja ad zusAslz uDor Io] ..Jonzol was]: 29 JaD km. Ja. 00 „am Jio, Pe ja Jar AD wsaah, „DB wrj0 ‚Moliepa Li J55 Jans od; Ja>;300 or gerad} SORD Joa Au] Ju; DA or 001. 500 aD Niocı IS Mjuo.Ls5] any Kasopu „se pol Lil Ss - Jos Hape IN u SA N] Auf ish [ars ..uD Joık Lasj.ı Loos . Jajaas Jooı vorohislo :Jooı Jay wor of Zoot Jo :5K Jos DS AL0 ar DS od Lad yore IS5] pası Lai alas] Jia; oc" Jod Nas (a0 ‚Lay san 90,80 > JoaNıs Apaso La as :|abäo N yo Is - walorus x Sl 2 as mL <> Joa Du. borD I aD 9 ul Jl za, Jamı.|> or> Jooı mer red oO so, Das [as Lon „ar 001.50 Sam hrs Jr or KDD Judo Jod; oo Dura Jo „sur un Amds, Lima Wars .ous] |„Ssn words Lai5 zomjsahn; as aan Jar 09 as alal Jo

Pierre. Je conclus du reeit qu'il me fit que ce n’etait pas un songe qu’il avait eu, mais une apparition divine, qui appelait, par l’entremise de ce saint homme, l’admirable Anastase a la vie monastique. Aussi je lui dis : « C'est bien le grand homme que tu as vu, et tu dois obeir promptement. C'est lä, en effet, la signifieation que cette apparition a pour toi. » Comme il avait un oncle qui 6tait alors gouverneur de la province (Sragyiz), il me repondit qu’il avait peur de se mettre en route par voie de terre, et qu’il prel6rait attendre que le vent du nord lui permit de se rendre par mer en Palestine. ll attendit done un certain nombre de jours pour ce motif. Comme ce qu'il desirait ne se produisait pas, et quil etait en proie au decouragement, je lui rappelai la vision’ qu'il avait eue et qui voulait plutöt („2%%ov) quil se rendit promptement par terre aupr&s de cet illustre eveque' et serviteur du Dieu tout-puissant et de notre Sauveur Jesus-Christ ®. Puis je lui conseillai, a lui qui avait peur A cause de son oncle de passer |par Tyr] en quittant Beryte, de ne pas traverser Tyr, son oncle habitait alors, pendant le jour, mais au milieu de la nuit’, apres avoir fait halte pendant le jour en dehors des murs. Ce conseil lui plut, et il le mit ä ex&cution. Parvenu A Cesaree de Palestine, Dieu, qui l’avait appele & lui au moyen du grand Pierre, fit en sorte qu’il renconträt des diseiples de ce saint

1. üpyıepeus. 2. 6 ueyaz Beög Kor owrnp nuwv "Inooüs Xp. 3. Awpi zäg vurtös elc.; cl. plus haut P- 71, note 4.

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[85] VIE DE SEVERE. 35

Na dor „20 Sl oo ala, horn 0 Ja.l; aD \oormo ‚Niol] [aoD Jos Kino SAo -.JUjly yD zasl! TLJLNS ., -.n2aa uölo :LoeN EN oo Juhu a5 luumıso Jh] ala » As0 os Ayasaa No JS] sohal Jan kin je .‚idas SA: „so horas Jolie; 0. Immo oa Joa ul Kl oo .-Jooı ‚> An; 2 „20 Jooı wis} Ihr ka DB 2 8. Jorasol SD] wagojuas ASuk] Jar yo ia San ku Sy IS zug! JEN ya; un ho Yu 2: ga Dre EEK Joa kam : las wu! kim Joor voNal .;Ao JI Lei yelı LotohN : sau [55 501 .voräsys Joor soo] . JADD> 8 109, kan Jay ums lu hy ro 0 ol u el Ju bar 8 ur Mb] Jod) 5865 ansas, Jjayo Yäo la > u JL, 80 har] os Loc Lad} INN Saas: Jia, JaD NN IN5o; JNusor Dan hor zaum | 255 hal .unsot omas

1. MB9; corr. S.— 2. &biel; corr. S.

homme, et qu'il apprit d’eux s&journait celui aupres duquel il se rendait. Au cours de son entretien avec eux, il s’entendit dire : « Pourquoi, invite A venir promptement, as-tu tarde }usque maintenant? » Arrive ensuite aupres de Pierre, il apprit a connaitre par experience" les vertus de cet homme divin et les reeits qu’on racontait A son sujet, et, aussitöt qu'il eut promis a Dieu d’embrasser la vie monastique et de vivre sous son obedience? (de Pierre), il fut delivr& de la lepre dont son corps &tait atteint; car cette maladie, ap- pelöe maladie sacree ’, avait d6ja commene£ Aa s’emparer de lui.

Lorsque ces faits furent connus, a Beryte, de l’admirable Elise, ils suseit&- rent chez lui le desir de partir aussi. Le pieux * Evagrios nous avait, en eflet, souvent parl& de la vie monastique, et il esp6rait, etant un homme de maurs simples, nous entrainer tous, ou du moins un grand nombre de nous. Le grand Elisee n’attendit pas aussi longtemps. Il avait sgalement eu, longtemps auparavant, une apparition du saint homme, qui lui ordonnait, pendant la nuit, de se lever et de chanter ä Dieu le psaume cinquante. A la fin, & la suite de son grand amour [de Dieu] ‘, le feu de la philosophie divine s’etait allum& en lui, comme il me l’avait appris, car j'habitais a cette epoque avec lui. N’ayant pas su resister A la flamme de la vocation divine, il se rendit en

1. neipav Made. 2. Unorayh. 3. lep& vooos. 'i. Ge passage n'est pas Lres clair.

tolw127 v°b.

* fol. 127

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s6 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. 186]

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1. kiays. 2. los.

hate en Palestine aupres du saint homme, et se placa sous son obedience ', apres avoir pris le joug de la philosophie.

Peu de temps apres, nous apprimes la mort ? de l'illustre Pierre. A cette nouvelle, l’admirable Evagrios gemit et se lamenta de ce qu'il n’avait pas ob- tenu, comme d’autres, la faveur de voir ce grand homme et de connaitre par experience la gräce divine dont il etait dou6. Il me reprochait d’avoir differe mon depart ‘, et blämait aussi l’hesitation des autres.

Nous apprimes egalement que le grand Pierre avait laisse des heritiers apres lui. L’un d’eux etait Jean, surnomme le Canopite, un philosophe qui &tait

* fol. 128 vierge d’äme et de corps, " et m&me des sens du corps, et dont l’esprit etait tourne vers Dieu. Les autres &taient Zacharie, Andre et Theodore. Celui-ei etait mentionne en quatrieme lieu, mais sur la proposition des deux qui &taient

avant lui, il parut juste de lui confier la direction du eouvent avec le grand

Jean, ainsi que de reserver l’autel ä Jean, surnomm& Rufus. Gelui-ei avait etu-

die precödemment les lois A Beryte avec Theodore dont je viens de parler; et

ils avaient laiss& tous deux dans cette ville une grande reputation de chastete

et de piete aupres de tout le monde. A cause de la gravit@ de son visage et

l. Vnorayn. 2. ano- OU Exönuia pas Beov. 3. neipay Aaudaverv. /. Öpwn-

10

[87] VIE DE SEVERE, 87

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1. |; o fortasse in codice.

l’aseetisme de son corps, Jean ' etait surnommd Lazare, et Theodore? stait appel& le Juste, a cause des vertus qu'il possedait. Jean’ avait dt& incor- pore au clerge d’Antioche la grande ' par Pierre, alors eveque de cette ville, qui Tavait arrach& aux £coles. Il avait recu [de lui] l’ordination (ysıporo- vix) de la pretrise, et avait habit€ avec celui qui l’avait ordonn& (2yasornse) A cause du beau tEmoignage que tout le monde lui rendait. Dans la suite, il s’6- tait rendu en Palestine et avait embrass& la vie monastique aupres du grand Pierre. (Juant ä Theodore’, ıl avait, avant Jean, aime la meme vie. I] avait vendu tous les biens qu'il possedait a Ascalon, d’oü il etait; en avait donn& le prix (rien) aux pauvres, comme l’ordonne la loi” de Dieu‘; s’etait charge de la croix du Christ et l’avait suivi, conformement A ce que dit l’Beriture ®.

8

Apres que nous eümes appris*® que le grand Pierre avait laiss& ces” heri- tiers, Eragrios, le pere spirituel du grand Severe, nous declarait A tous avec instances, lorsque leur renommee fut parvenue jusqu’ä nous, que e’6tait perdre son äme que de tarder encore A habiter avec eux. Anatolios abandonna

alors la femme et les enfants qu'il avait a Alexwandrie, et promit a Evagrios de 1. 6 pev. 2. 608. 3. 6 ev. 4. m ney@dn. 5. 68€. 6. Matthı., xıx, 21. 7. Matth., xvI, 24;

Mare, vıır, 34; Luce, ıx, 23. 8. Zacharie reprend et acheve ici la phrase commencede au paragraphe

preeedent. 9. rorwsüror.

doll, a laR

128

* fol. 128 b.

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7 f01. 128 yo

* fol. 128 yo

a.

Ad.

s8 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. '88]

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1.00: —2.P add. S.

quitter le monde. Philippe de Patara l’imita egalement, ainsi que mon compa- triote Lucius, qui avait recu peu de temps auparavant une lettre du grand Pierre, qui jouissait encore A cette öpoque de la vie corporelle, dans laquelle il nous exhortait A l’observance des lois divines. J'aurais voulu des lors imiter le zele d’Anastase et d’Elisce, et promettre a ceux-lä de devenir leur compagnon. Comme j’avais peur de la vie monastique, ils insistaient tous trois aupres de moi, en faisant valoir ä mes yeux l’elevation de la philosophie divine, et en mie priant de ne pas me söparer d’eux. Objectant la erainte de mon pere, dont la maison n’etait pas eloignde du couvent du grand Pierre, je disais que je serais certainement empöch& par mes parents d’embrasser ce genre de vie, * et je les priais de me pardonner', si pareille chose arrivait. « [Suis-nous toujours], me dirent-ils. Ou bien tu seras des nötres, et tu cul- tiveras la philosophie avec nous, ou bien tu te borneras A nous accompagner jusqu’au couvent. » Je les suivis done. Le grand Severe n’approuvait pas mon depart*. D’abord il prevoyait ce qui allait arriver, ensuite il etait afllig& de ce que tout le monde le quittait; il savait en outre que j’etais trop faible

pour cet acte. Mais je ne m’etendrai pas sur ce sujet, car je ne veux pas

1. « et je disais qu'ils (les parents) m’abandonneraient »? 2. öpun.

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89] VIE DE SEVERE. 89 : sol gadıı SA Jo .Jooı Se pas ho SA, dus Sabina wa bl „al Das u, „:ololy hl I} je Da u aa pl ua! INN aan. Iso olls = « ass Kl dar Jyar :udy Manu „> <> ho :uäı ih JoJo, ws yl Ren) as » wwagoraS wol Müıs . As Jyor Son :polkly INS >

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1. |®ja20? 2. » ®.

raconter mes aflaires, quoique je m’aceuse moi-meme dans ce que je dis. Ceux-lä purent certes atteindre les hauteurs de la philosophie; quant ä moi, les ailes me tomberent', comme on dit, tant A cause de ma faiblesse que pour les raisons que j’ai donnees, et je revins de nouveau A Beryte. La prophetie que V'illustre Pierre avait faite A mon sujet s’etait accomplie : Lors- que je le revis, A l’&poque ol j’etais nouvellement revenu dans mon pays d’Alexandrie, j’etais accompagne& de Plousianos (Ihovsavsg) d’Alewandrie, qui est aujourd’hui un pieux moine; il faisait alors partie de la cohorte (=a&:5) du prefet d’Eyypte et etait venu aupres de Pierre pour [recevoir] sa priere et [sa benedietion?] " lorsque, dis-je, je le vis alors, il dit Amon compa- gnon, apres l’avoir regarde et apres avoir devine son nom: « Va et tonds ta chevelure »; mais ä moi il me dit, pendant que je mangeais avec ses dis- ciples äl’heure du repas : « Mange, jeune homme. » Il s’ensuivit que, peu de temps apres, mon compagnon choisit la vie monastique, dans laquelle il s’est distingue jusqu’ä ce jour, au couven! dit "Oxrozaudezzrov; et que, quant A moi, j'embrassai la profession d’avocat (dızav:x“), m’&tant reellement montre « jeune homme »? et plonge dans de nombreux peches.

c’est-

1. &yi di, zo Aeyöwevov, mresoppungas. -— 2. veos, dans le sens de: « inexperimente, irrellechi »,

a-dire dans le sens du mot francais : « enlant ».

* fol. 128

ve

b.

“24

* fol. 128

* fol. 129

Dead,

* fol. 129

da.

90 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. 901

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|. wososw0ol, 9, Lyanm,

Je revins done A Beryte. Je rapportais avec moi une lettre du fervent Evagrios a son filleul, et une lettre d’Ende (Aivsizz), le grand et savant sophiste chretien de la ville de Gaza, a Zenodore' mon compatriote. Ges lettres excu- saient et me pardonnaient mon retour, c'est-A-dire mon refus |d’embrasser la vie monastique'. Des lors moi et ceux-ci nous reprimes nos &tudes habituelles avec nos autres compagnons. Nous &tudiions ensemble les lois, et nous fre- quentions, en commun avec d’autres, les saintes Eglises a l’heure des oflices du soir et des assemblees°’. D’autre part, le grand Severe et moi, nous fai- sions pour notre compte, ä la maison, aux moments habituels, la lecture des eerits chrötiens, selon ce qui avait &t& convenu entre nous des le commen- cement. Si grands * furent ses progr&s dans la vertu que, m&me avant d’avoir revötu l’'habit (syäpz) monastique, il se montrait un philosophe chrötien par les actes et par la science. Dans la pratique, il etait semblable a son pere

ispirituel|, et il n’avait plus, pour ainsi dire, que l’ombre de son corps, ala.

suite de son ascetisme exalte; dans les theories (Bewgix.) de la science de la nature’ et de la theologie (so%oy!x), il le surpassait.

Je passe sous silence les luttes qui, dans l’intervalle, eurent lieu de nou-

1. oi zepı Zuvöoöwpov. 2. ouvaksıc.